L’école étatique, la conformité et le déficit d’attention

À part de voler la richesse du peuple par la force, une des fonctions du gouvernement québécois (et canadien) est d’assurer une couverture égale d’un service ou d’un droit à toute la population dans son territoire. Quand il implémente un service, une réforme, une loi, etc., ça s’applique à tout le monde (du moins on l’espère, mais tsé, si tu fais une fraude et que tu n’es pas un ancien député comme Tony Tomassi, t’aura sûrement de la prison à faire, pas des travaux communautaires…). C’est la même chose en education. Il y a, à quelque part, un groupe select de gens qui croient savoir ce qui est bon pour tous les enfants de la province et donc ils mettent en place un programme éducatif généralisé ayant des objectifs obligatoires pour tous, par lequel on impose la conformité, sans tenir compte de chaque enfant. Cette conformité, ce nivellement par le bas, est partiellement ce que j’adresse ici, ainsi qu’un moyen pour l’obtenir.

Cet article fait suite à celui sur l’origine du système d’éducation au Québec, que vous pouvez lire ici: http://wp.me/p4MO4u-e (je vous suggère de le lire avant d’ailleurs afin de mieux comprendre celui-ci).

Je dois vous avouer d’entrée de jeu que je déteste le système d’éducation au Québec. Celui de l’État. Je considère que ce système est monstrueux, horrible et est, après l’abus venant des parents, la pire chose qui peut arriver à un enfant. Vous devez le savoir car vous percevrez certainement mon opinion dans mes textes à ce sujet. Bien que je tente d’être neutre le plus possible (quand c’est mon objectif), le simple fait de parler d’un sujet au minimum soulève un doute sur notre neutralité. Suffit de rester le plus impartial que possible. Même s’il y a des passages où mon opinion est clairement formulée, je tente quand même de fournir des sources pour supporter ce que j’avance.

J’ai écrit la première partie de cet article pour la rentrée scolaire québécoise 2013-2014. Je l’avais postée sur ma page Facebook puis elle est disparue sans que je ne l’enlève. J’ai donc cru bon la reposter sur ce blogue et en même temps d’inclure une deuxième partie, soit celle du nivellement par le bas de la performance scolaire entreprise par l’État. À quelque part, j’ai le sentiment que les deux sujets sont étroitement liés. À vous d’en juger.

Bonne lecture et merci de votre temps.

 

               – Pas de chats icitte.

Lien court: http://wp.me/p4MO4u-w 

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Introduction

Pendant les cinq premières années de votre vie on vous incite à bouger, courir, apprendre, découvrir, parler et autres activités de développement du genre. Ensuite, pendant 12 ans, alors que vous êtes dans le système d’éducation étatique, vous devez rester silencieux, assis et vous devez lever la main en espérant obtenir la permission pour aller aux toilettes.

Bienvenue à l’école. Et bienvenue dans le monde du déficit d’attention.

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Pour comprendre cet article, quelques définitions :

  • TDA : Trouble déficitaire de l’attention
  • HDA : Hyperactivité avec déficit de l’attention
  • HDAA : Handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage
  • EHDAA : Élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage
  • TDAH: Trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

J’utilise TDAH partout pour faciliter la compréhension.

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Ressources manquantes

D’abords, je ne suis pas un spécialiste en éducation ni un professionnel de la santé. Je ne cherche pas à invalider les souffrances réelles ou imaginées du TDAH (et autres acronymes) et à attaquer le Ritalin (et autres médicaments du genre). Ce texte cherche à mettre la lumière sur la prévalence élevée de Ritalin au Québec comparé au reste du Canada et de la planète. Faites-en ce que vous en voulez.

 

Selon l’article d’Ariane Lacoursière, 20% des élèves du primaire souffriraient d’un handicap ou d’un trouble de l’attention. L’article prétend qu’il manque 264 professionnels pour supporter les étudiants de la Commission Scolaire de Montréal. Il y aurait plus de 12 000 des 61 342 étudiants du primaire et du secondaire de la Commission Scolaire de Montréal (CSDM) qui seraient handicapés ou qui souffriraient d’une difficulté d’apprentissage.

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Définitions

Voyons d’abords ce qu’est une « difficulté d’apprentissage », ou encore le « trouble d’apprentissage scolaire »: « Un trouble d’apprentissage scolaire se caractérise par un dysfonctionnement dans le processus d’acquisition des connaissances. » « Un trouble d’apprentissage est identifié lorsque les performances du sujet à des tests standardisés montrent un retard d’au moins deux ans entre le niveau actuel de l’enfant et le niveau attendu, compte tenu de son âge. » Mais qu’est-ce qu’un « dysfonctionnement dans le processus d’acquisition des connaissances »? Est-ce quelqu’un qui ne comprend pas la façon dont l’enseignant explique? Est-ce quelqu’un qui ne réussit pas absorber la matière de façon acceptable? Voyons un exemple de dysfonction, la dyscalculie: « La dyscalculie rend difficile l’apprentissage des premiers éléments de calcul ». Cette définition prend pour acquis que la méthode d’enseignement est adéquate pour l’enfant. Que peut-on apprendre sur le traitement de la dyscalculie? « Les recherches continuent pour trouver les causes de la dyscalculie. » et « Aucun traitement n’a été proprement vérifié et n’a prouvé son efficacité. » Question : Peut-être que changer l’approche d’enseignement aiderait à enrayer un problème qui pourrait, en réalité, être inexistant?

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 La consommation de Ritalin et ses effets

Comment est-ce qu’une « difficulté d’apprentissage » est évaluée? On prend un enseignant, un professionnel de la santé quelconque, un directeur, bref un individu pouvant évaluer l’enfant ou encore un individu qui dit simplement « votre enfant souffre de difficulté d’apprentissage ». Ensuite, le ou les parent(s) vont voir le médecin qui se fait un plaisir de prescrire des médicaments. Le Québec détient le record canadien de prescription de Ritalin (un stimulant du système nerveux central obtenu par prescription pour traiter le TDAH, selon son fabriquant) avec 44% de toutes les ordonnances faites au Canada alors que la population québécoise compte pour 23% de la population canadienne. Selon le rapport 2009 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, le Canada est au 3e rang mondial de la consommation de méthylphénidate (l’ingrédient actif dans le Ritalin) et autres drogues du genre utilisées à des fins médicales, principalement pour le traitement du trouble déficitaire de l’attention, après l’Islande et les États-Unis. En 2006, les docteurs canadiens ont prescrits des analeptiques (Ritalin, Adderall XR, Biphentin et Concerta) 1 125 000 fois à des enfants de 17 ans et moins contrairement à 2 900 000 de prescriptions en 2009. Entre 2005 et 2009, c’est une augmentation de 43%. On parle d’une augmentation annuelle de prescriptions variant entre 10 à 13% et d’une progression constante depuis 20 ans au Canada.

 

Au Québec, on préfère prescrire des médicaments pour le trouble de déficit d’attention chez les enfants (et les adultes aussi) sans trop se soucier des autres problèmes ou troubles du patient ou de la possibilité de dépendance. Avant de médicamenter pour le TDAH, il faut prendre le temps d’éliminer les autres possibilités comme le stress de la rentrée scolaire, l’âge de l’enfant, la violence à l’école, la situation familiale, les difficultés dans sa vie, etc. Si l’enfant est stressé en classe (peu importe la raison du stress), il aura de la difficulté à suivre et puisque l’idée d’un TDAH vient presque toujours par l’enseignant, on force les parents à médicamenter l’enfant « pour son bien ». « Il ne s’agite plus alors le problème est réglé ». Selon le code de déontologie des médecins du Québec, « le médecin a le devoir primordial de protéger et de promouvoir la santé et le bien-être des individus qu’il sert, tant sur le plan individuel que collectif ». De plus, « le médecin doit élaborer son diagnostic avec la plus grande attention, en utilisant les méthodes scientifiques les plus appropriées et, si nécessaire, en recourant aux conseils les plus éclairés. ». Questions : quand la consultation dure 5 à 7 minutes et que le médecin donne une prescription de Ritalin, respecte-il réellement ces règles? Est-ce qu’il prend réellement le temps de considérer toutes les sphères de la vie de l’enfant avant de lui prescrire des pilules?

 

Il est totalement justifié de se demander si ce n’est pas pour le bien de l’enseignant plutôt (ce qui ne veut pas dire que je mets tous les enseignants dans le même panier ici, les influences externes sont nombreuses et souvent invisibles). Sachez qu’en accord avec la Loi Médicale du Québec, seul un médecin (et médecin psychiatre) peut émettre un diagnostic de maladie. Un enseignant n’est (généralement) pas qualifié pour émettre un diagnostic. Si l’école insiste, je suggère que le parent/gardien devrait exiger que la demande soit faite par écrit. Ceci n’empêcherait pas l’école de menacer les parents d’expulser l’enfant par contre. La molécule active dans le Ritalin inhibe une partie du cerveau et désensibilise l’enfant envers une grande quantité de stimuli. Forcer la prise de Ritalin à un enfant dans une classe entre 30 et 35 enfants est plus facile que d’utiliser des techniques différentes d’enseignement qui pourraient aider l’enfant à mieux gérer ses émotions, sa concentration et sa capacité d’apprentissage.

 

Dans le début des années 90, le Ministère de l’Éducation du Québec suivait la tendance canadienne et coupait dans le nombre d’heures par semaine de cours d’éducation physique, obligeant les enfants, ces énormes boules d’énergies, à rester assis plus longtemps. Parallèlement (sans pour autant créer un lien de cause à effet), les diagnostics de TDA ont augmenté dramatiquement et de façon constante d’année en année. En Nouvelle Zélande, une expérience a été effectuée sur des enfants du primaire. Ils ont augmenté le temps de récréation et permis aux enfants de faire à peu près ce qu’ils voulaient, même au risque de se casser un membre. Le résultat est frappant : les enfants étaient plus engagés, occupés et motivés en classe et le bullying & les graffitis ont totalement disparu.

 

En Ontario, entre 1993 et 1994, les diagnostiques de TDAH ont augmentés de 45%. Aux États-Unis, une enquête du New York Times de 1996 révélait une augmentation de 500% dans les 5 années précédentes. Toujours aux États-Unis, la Drug Enforcement Agency rapportait que 85% des prescriptions mondiales de méthylphénidate (Ritalin) étaient produites et consommées chez eux. 80% de ces prescriptions sont pour les enfants, dont 40% pour des enfants entre 3 et 9 ans et près de 10 000 prescriptions pour des enfants de 2 ans et moins, et ce, même si la méthylphénidate (Ritalin) n’est pas approuvée pour les enfants de 6 ans et moins, tel que précisé dans la fiche technique du médicament sur le site du fabriquant, Novartis. Aux États-Unis seulement, le marché du Ritalin a explosé depuis quelques années. Alors qu’en 1975, 155 000 enfants étaient sur le Ritalin, en 1990 ce total était rendu à près d’un million (Richard DeGrandpre, Ritalin Nation, p.18) avec un total rendu à près de 6 millions en 2000, ce qui représente 2.8% à 3.1% de la population mondiale d’enfants. Le International Narcotics Control Board rapporte une augmentation de plus de 100% des prescriptions de Ritalin dans plus de 50 pays en quelques années seulement.

 

Question: Comment peut-on sérieusement diagnostiquer un déficit d’attention à un enfant de moins de 2 ans?

 

Au Québec, entre décembre 2009 et décembre 2010, 32 millions de comprimés de Ritalin ont étés prescrits, une augmentation de 10% sur l’année précédente, représentant 35% de toutes les pilules vendues au Canada et 44% des prescriptions canadiennes.

 

Quels sont les effets du Ritalin (1, 2, 3)? Entre autre (oui, entre autre…) : perte d’appétit, insomnie, douleurs gastriques, nausées, vomissements, diarrhée, maux de tête, augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, irritabilité, nervosité, sécheresse de la bouche, perte de cheveux, démangeaisons cutanées, douleurs articulaires, étourdissements, instabilité émotionnelle (montagnes russes), narcolepsie, priapisme, etc. Il peut aussi : empêcher la capacité du cerveau à contrôler sa propre activité électrique; supprimer la production de la moelle osseuse; augmenter la dépression et les idées suicidaires. Une dose excessive peut causer un comportement hébété, passif, agressif et même la mort.

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 L’éducation par l’État

Revenons aux données présentées dans l’article d’Ariane Lacoursière. Selon la CSDM, 20% des enfants du primaire et du secondaire souffrent du TDAH. Par contre, les chiffres mondiaux s’entendent pour dire qu’entre 3% et 5% des enfants en souffriraient vraiment. Question : les enfants du Québec sont-ils réellement plus handicapés ou troublés que ceux du reste de la planète? Ont-ils plus de difficultés que les enfants en Australie? Qu’au Congo? Qu’en Norvège? Ont-ils une structure neurologique différentes des enfants du reste du monde? Question: Est-il possible que la CSDM cherche à justifier son budget en manipulant un problème qui n’est peut-être pas aussi important qu’elle ne le prétend? (Ça s’applique aussi aux autres commissions scolaires du Québec au besoin.)

 

Il est possible que l’État soit complètement désemparé vis-à-vis la réalité des plus jeunes. La quantité de nouveaux stimuli est telle que l’attention de l’enfant est constamment détournée. Il faut peut-être découvrir comment utiliser ces stimuli afin de canaliser l’attention de l’enfant au lieu de le droguer et l’affaisser dans sa chaise. Prenez par exemple ces enseignants qui ont décidé d’utiliser la console portable Nintendo DS pour enseigner les mathématiques à leurs élèves. Les résultats furent si intéressants que leur modèle est étudié pour possiblement être reproduit ailleurs. Ou encore cet enseignant, expliquant comment l’État force les enseignants à utiliser une méthode qui est nuisible à l’éducation des étudiants, transforme l’approche d’enseignement en utilisant les technologies que les enfants d’aujourd’hui maîtrisent souvent mieux que les adultes. Ou encore Classcraft.com, un site qui montre une façon d’enseigner en utilisant une approche de jeux de rôles. Ou finalement, comme le fait Marie-Claude Tardif dans ses classes, en éliminant les devoirs et les leçons au profit de la compréhension pratique.

 

Un gros problème avec l’éducation est la bureaucratie. 13 écoles autonomes sont ouvertes à Calgary et n’ont pas à subir le fardeau administratif d’une commission scolaire. Ces institutions sont plus performantes que jamais. L’État québécois lui, avec sa bureaucratie monstrueusement énorme, prend tellement de temps à se retourner et faire face aux problèmes qu’il arrive avec des réformes 10 ans trop tard qui sont vouées à l’échec. Il impose alors des solutions désuètes, ce qui crée une nouvelle problématique. Ensuite il réalise qu’il y a un problème et il recommence ce scénario ad vitam aeternam. Ce faisant, il continue à dépenser comme la créature immature et irresponsable qu’il est et au passage, détruit la jeunesse, génération après génération. De plus, l’État nivèle toujours par le bas quand vient le temps d’introduire de nouvelles méthodes d’éducation ou des objectifs à atteindre, comme de ne plus accepter de révision à la baisse pour les examens d’étudiants de 4ème année du primaire. Pourtant chaque enfant est unique. Mais c’est ainsi que l’État en vient à favoriser l’explosion des diagnostics de TDAH et les prescriptions aux enfants. En standardisant, c’est plus facile pour lui de dire « Vous voyez, nos efforts ont porté fruit, 93% des étudiants terminent leur secondaire 5 ». Pour ce faire, il n’a qu’à droguer de plus en plus d’enfants, abaisser les prérequis de réussite ou augmenter artificiellement les notes. (Des commentaires d’enseignants à ce sujet ici.) De la même façon qu’un directeur de prison peut enchaîner au plancher toute la population de la prison et clamer haut et fort « il n’y a plus d’évasions! » C’est mon opinion que l’état est ce qui est le plus nuisible au développement de l’enfant après l’abus parental.

 

L’article dans La Presse déclare qu’il est nécessaire d’agir rapidement « pour le bien de nos enfants » parce qu’une urgence semble exister. (Ça me fait penser à cette séquence dans The Simpsons.) Évidemment, on présente une doléance et une solution: « demander à l’État d’intervenir ». Mais qui dit que le problème est clairement défini? Est-ce vraiment un problème aussi important qu’on nous le fait croire? Et surtout, l’État est-il réellement le mieux placé pour le régler?

 

Questions : est-il possible que cette hausse de cas rapportée par la CDSM soit en lien avec les difficultés générales par les enseignants à atteindre les objectifs de l’État? Est-ce possible d’imaginer qu’une hausse artificielle des notes exigée par l’État crée une obligation de performance pour l’enseignant? Si c’est le cas, l’enseignant voulant conserver son emploi, se laisse-t’il emporter par le poids de la machine étatique, sacrifiant au passage ses valeurs fondamentales? S’il se bat contre le système, quelles sont ses chances de succès ou de conserver son emploi? Et quelles sont les conséquences potentielles qu’un manque de motivation chez un enseignant ayant une trentaine de jeunes cerveaux tous frais à sa charge?

 

Avant tout, un rappel m’apparaît nécessaire. Comment fonctionne l’État dans sa gestion d’une « crise »? 1: À la suite d’une doléance généralement formulée par un journaliste, un parent, un enseignant, bref quelqu’un qui prétend avoir un problème quelconque, l’État prend possession du problème et l’annonce à tous. 2: Pour le régler, l’État demande de l’argent. 3: L’État injecte de l’argent (VOTRE argent) dans le problème. 4: Quelques temps plus tard, on voit que le problème n’est pas réglé ou s’est empiré. 5: L’État dit « pour le régler il faut plus d’argent ». 6: L’État injecte plus d’argent (VOTRE argent). 7: Quelques temps plus tard, on voit que le problème n’est pas réglé ou s’est empiré. 8: L’État dit « pour le régler il faut plus d’argent ». 9: L’État injecte plus d’argent (VOTRE argent). 10: Quelques temps plus tard, on voit que le problème n’est pas réglé ou s’est empiré. 11: L’État dit « pour le régler il faut plus d’argent ». 12: L’État injecte plus d’argent (VOTRE argent)… Ça vous semble familier? Question: est-il possible qu’au fond, ce ne soit pas le manque d’argent le problème, mais que ce soit plutôt l’État? …

 

Quand un enfant ou un adulte prend du Ritalin depuis plusieurs années et qu’il en cesse l’utilisation, le DSM-IV mentionne qu’une des complications les plus importantes est « d’avoir des idées suicidaires ». Y aurait-il un lien à faire avec la consommation comme du bonbon de Ritalin au Québec et le fait que le Québec avait pendant longtemps le 4ème plus haut taux de suicide au monde? (Ce taux a heureusement diminué depuis: 12.) Un peu plus de 75% des prescriptions sont remplies pour des jeunes garçons et des hommes alors que ceux-ci se suicident 3.7 fois plus que les femmes. Je ne tente pas d’établir un lien causal entre les deux, je ne fais que soulever la question. Je suis aussi conscient que ce que j’avance peut être un enjeu lié au genre. Je trouve qu’il est tout de même inquiétant d’y penser quand on sait que l’utilisation sans prescription de Ritalin est pratique courante chez nos étudiants en médecine afin qu’ils puissent mieux se concentrer…

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Conclusion

Les enfants sont naturellement curieux et motivés à apprendre. Je ne dis pas que le TDAH n’existe pas, je ne suis pas apte à faire cette détermination. Par contre, je vous recommande de penser à tout ce qui est présenté ci-haut si on a déjà dit à vos enfants qu’ils devraient prendre du Ritalin. Votre enfant est peut-être en train de se découvrir et il n’est peut-être pas atteint de quoi que ce soit. Tentez de comprendre la motivation derrière cette requête et aux conséquences potentielles sur le développement de votre enfant. On vous a peut-être déjà dit que votre enfant n’était pas fait pour l’école, peut-être que c’est l’école (dans sa structure actuelle) qui n’est pas faite pour votre enfant.

 

Surtout que c’est maintenant démontré que le Ritalin n’améliore pas les résultats scolaires (1, 2 & 3)…

 

Question : Le « trouble d’apprentissage scolaire » peut-il en réalité être une difficulté d’adaptation de l’enseignant à son environnement, à l’État et/ou à la réalité; un mécanisme de défense pour contrer l’impuissance de l’enseignant; une conséquence directe de la pression de performance par l’État ou de son nivellement par le bas? Je n’en sais rien. Quoi qu’il en soit, c’est à mon avis un symptôme exacerbé par une gestion étatique irresponsable, voire quasi-criminelle, couplé à un manque profond de respect pour l’humain par le gouvernement et son corps décideur.

 

Dans un autre article, je présenterai des solutions à l’éducation étatique québécoise.

               – Pas de chats icitte.

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 P.S. : Tsé, quand c’est rendu que c’est l’Église de Scientologie qui se bat contre une école qui force le Ritalin à un enfant, on est mal partis…

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SOURCES:

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_du_d%C3%A9ficit_de_l’attention_avec_ou_sans_hyperactivit%C3%A9
  2. http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thylph%C3%A9nidate
  3. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2013/08/20130807-131211.html
  4. http://www.lapresse.ca/actualites/education/201102/21/01-4372632-les-professeurs-reclament-plus-de-moyens.php
  5. http://www.csdm.qc.ca/CSDM/CSDMChiffres/Eleves.aspx
  6. http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_d’apprentissage_scolaire
  7. http://fr.wikipedia.org/wiki/Dyscalculie
  8. http://www.pharma.us.novartis.com/product/pi/pdf/Ritalin_Ritalin-sr.pdf
  9. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2010/12/20101228-072836.html
  10. http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/101222/t101222a2-fra.htm
  11. http://www.incb.org/documents/Publications/AnnualReports/AR2010/Supplement-AR10_availability_French.pdf
  12. http://stacommunications.com/journals/cpm/2010/11-November-2010/11CPM_037.pdf
  13. http://www.theglobeandmail.com/news/national/time-to-lead/part-3-are-we-medicating-a-disorder-or-treating-boyhood-as-a-disease/article4330080/?page=all
  14. http://chaine.uqam.ca/Documents_textes/Portfolio_complet.pdf
  15. http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2014/01/31/008-tdah-adulte-diagnostic.shtml
  16. http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/M_9/M9R17.HTM
  17. http://lemedecinduquebec.org/Media/108086/085-087info-comprim%C3%A9e0610.pdf
  18. http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/M_9/M9.html
  19. http://kinesante.pearsonerpi.com/2012/04/30/dossier-l%E2%80%99education-physique-la-sante-et-la-reussite-scolaire-des-jeunes/
  20. http://tvnz.co.nz/national-news/school-ditches-rules-and-loses-bullies-5807957
  21. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1525089/
  22. http://www.nytimes.com/1996/05/15/us/boom-in-Ritalin-sales-raises-ethical-issues.html
  23. http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/medicating/drugs/stats.html
  24. http://www.cesar.umd.edu/cesar/drugs/Ritalin.asp
  25. http://www.nytimes.com/2014/05/17/us/among-experts-scrutiny-of-attention-disorder-diagnoses-in-2-and-3-year-olds.html?_r=0
  26. http://www.cchrint.org/issues/psycho-pharmaceutical-front-groups/chadd/
  27. http://www.pharma.us.novartis.com/product/pi/pdf/Ritalin_Ritalin-sr.pdf
  28. http://www.vision-sante.net/Ritalin_ce_que_tout_parent_doit_savoir.html
  29. http://sante.canoe.ca/drug_info_details.asp?channel_id=0&brand_name_id=971&page_no=2
  30. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1525089/
  31. http://scoilmhuirenambraithre.blogspot.ca/p/nintendo-ds-in-classroom.html
  32. http://teachingwithds.wordpress.com/2010/10/
  33. http://www.ted.com/talks/dan_meyer_math_curriculum_makeover
  34. http://www.classcraft.com/en/
  35. http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201405/23/01-4769486-les-devoirs-et-lecons-cest-fini.php
  36. http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20100913-063638.html
  37. http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201303/19/01-4632726-des-etudes-confirment-lopinion-des-profs-la-reforme-a-echoue.php
  38. http://www.choixavenir.ca/parents/secondaire-5/les-exigences-scolaires
  39. http://www.ledevoir.com/societe/education/409934/test-ministeriel-de-lecture-en-4e-annee-les-examens-recorriges-pour-cause-de-taux-d-echec-eleve
  40. http://www.lapresse.ca/actualites/education/201102/20/01-4372267-les-profs-denoncent-la-hausse-artificielle-des-notes.php
  41. https://www.youtube.com/watch?v=Qh2sWSVRrmo
  42. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/890_BulSuicide09.pdf
  43. http://www.stat.gouv.qc.ca/hcbphp/redirect.php?url=/publications/sante/pdf2010/zoom_sante_jan10_no20.pdf
  44. http://www.theglobeandmail.com/news/national/time-to-lead/part-3-are-we-medicating-a-disorder-or-treating-boyhood-as-a-disease/article4330080/?page=all
  45. http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/Ritalin-use-admitted-by-quebec-med-students-1.927069?ref=rss
  46. http://www.canada.com/montrealgazette/news/story.html?id=aadd8c6a-3365-45f8-bcdd-723da2b58d49&k=87869
  47. http://www.advisory.com/Daily-Briefing/2013/06/18/Study-Ritalin-may-not-improve-academic-performance
  48. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2013/08/20130807-131211.html
  49. http://www.digitaljournal.com/article/352650

 

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N’hésitez pas de me dire si vous trouvez des fautes grammaticales.

Creativity beeing stuntedCut your wingsClimb that tree

 

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8 réflexions sur “L’école étatique, la conformité et le déficit d’attention

  1. Merci beaucoup de votre gentil commentaire, Pasdechaticitte. Depuis 4 mois, j’ai des nouvelles encore plus alarmante sur le déficit visuel de mon fils suite à de nouveaux examens. La bonne nouvelle, c’est que ça peut « s’arranger » grâce à certaines rééducations. Par contre, je suis encore plus indignée du fait que d’autres enfants comme mon fils sont ritalinisés parce qu’ils n’ont pas eu la chance de rencontrer le bon médecin. En tout cas, continuez votre combat.

  2. •TDA : Trouble déficitaire de l’attention – Dans mon temps (DMT) : cliss que le prof est plate !
    •HDA : Hyperactivité avec déficit de l’attention – DMT : la récréation est pas assez longue…
    •HDAA : Handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage – DMT : Nul ou cancre.
    •EHDAA : Élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage – DMT : classe de faibles
    •TDAH: Trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité – Cas problème, classe « spéciale ».
    « Y a des remèdes qui rendent malade comme de mettre un escargot sur le ritalin mais ca c’est les autres que ca rend malade. Quand t’es slow mo, t’as juste deux vitesse pis la deuxième, c’est la reverse. » Moi.

  3. Je suis enseignante et je suis troublée du fait que 25% de mes élèves de 5e et 6e années sont médicamentés contre le supposé TDAH. OUI, il y a tant de TDAH parce que les enseignants ont besoin d’enfants qui se conforment afin de mener à bien leurs leçons. Je ne crois pas que le fait d’être incapable de rester assis 5h par jour à se faire donner des ordres soit signe d’une maladie à diagnostiquer et à médicamenter. Selon moi, c’est normal et sain pour une grande proportion d’enfants et, même, d’adultes, d’être actifs et peu intéressés par des leçons ennuyantes et un cadre aussi rigide!

    J’ai écrit des articles dans le blog de la RÉDAQ. SVP, lisez. Il existe un type d’école alternative où les enfants ne sont pas médicamentés: les écoles démocratiques (ou écoles libres). Il y en a au Canada et plusieurs aux États-Unis et dans le reste du monde. Nous tentons d’en ouvrir au Québec mais nous avons besoin d’aide car les lois ne sont pas encore de notre côté puisque la conformité est de mise!

    http://redaq.ca/enfant-hyperactif-ou-enfant-normalement-actif/

    Voir aussi « Simon ou le désir d’apprendre »

    Professeur Unetelle

  4. Bonjour,
    Dans le cas de ma fille, c’est le contraire. Elle est très bonne à l’école et elle va à l’école internationale. Elle apprend plusieurs langue et elle réussit. Un faible pourcentage des enfants sont TDAH et réussissent à l’école. Là où je veux en venir, c’est que la plupart du temps, les enfants TDAH ont aussi d’autres difficultés reliées. Ma fille, c’est l’anxiété et l’impulsivité. Elle ne tolère pas oublier ses choses, oublier de remettre ses travaux à l’école, souvent, elle n’a pas le temps de les compléter en classe parce qu’elle est dans la lune donc on les complète à la maison. Alors en plus d’être la mère, je fais le professeur à la maison… Elle ne tolère pas ne pas se rappeler où elle a mis ses objets et surtout, elle est très anxieuse. Son déficit de l’attention l’amène à avoir d’autres « problèmes » et inquiétudes. Tout n’est pas la faute de l’école heureusement. Ça m’a pris 9 ans avant de voir la réalité en face. (tel qu’expliqué dans mon blog) 9 ans a passer mon temps à répéter et à me chicaner avec elle avant de comprendre ce qui se passait dans sa tête. La majorité des TDAH sont hyperactifs, c’est probablement de là, que ça cause un problème aux écoles. Je me suis fait dire par les professeurs que ma fille bougeait beaucoup en classe et que ça pouvait être dérangeant mais JAMAIS l’école ne m’a suggéré la médication. En principe, ils n’ont pas le droit de poser un diagnostique et de donner leur opinion sur le sujet. Probablement, que j’ai de la chance que ma fille fasse partie d’une école internationale et que la mentalité est différente mais toutes les écoles ne sont pas pareilles! (fiou!!)

    Le TDAH est le préjugé de la décennie. Trop d’enfants sont effectivement médicamentés pour rien ce qui fait que ceux qui le sont pour de bonnes raisons sont aussi mal jugés.

    Je voulais juste apporter un peu de positif et démontrer qu’heureusement, ce n’est pas toutes les écoles qui sont dans le même bateau (quoi que je suis consciente que la majorité des écoles n’ont pas de patience pour ces cas-là)

    Bonne journée 🙂

    • Bonjour Maman qui fait son possible 🙂

      Merci de votre partage! Effectivement, pas toutes les écoles sont pareilles, j’en suis bien conscient. J’ai vu les conséquences positives des enfants qui ont été dans des écoles internationales, quand ils parlent tu as le goût de leur demander «Où as-tu été à l’école toi?» tellement la qualité de leur discours détonne (je généralise ici). Là où j’acccroche est dans l’obligation d’atteindre les standards de l’État en matière d’éducation. Pour un étudiant dans une école internationale, je ne m’inquiète pas. C’est pour les autres étudiants dans les «autres écoles» que je m’en fais, celles où l’approche est institutionalisée, généralisée, conformiste, écrasante. Je suis bien content pour vous et votre enfant que vous puissiez (ou avez pu) profiter de cette approche d’enseignement. 🙂 Je vous invite à jeter un coup d’oeil sur le site Internet du Réseau Des Écoles Démocratiques Au Québec, c’est intéressant.

      Bonne journée et merci!

  5. J’aime bien votre article. Mais si l’école est responsable de ce phénomène, c’est aussi le déficit des médecins de famille. Parce que je suppose qui si le médecin de famille connaît un enfant depuis tout petit, il peut mettre en avant que ce n’est pas forcément le déficit d’attention qui fait que l’enfant s’agite en classe (ou un médecin de famille avec de la conscience professionnelle). Pour mon fils, c’était la vision, enfin une déficience visuelle non détectée à l’époque et une perte de vision. Si sa pédiatre eu un peu plus de conscience professionnelle, elle aurait dû nous mettre sur la voie parce qu’effectivement il avait déjà une déficience visuelle. Au lieu de cela, nous avons eu des menaces de la part de la direction d’une école de l’Ouest de Montréal qui se fiait sur des bruits de couloir. Une histoire invraisemblable qui nous a coûté des dizaines de milliers de dollars. D’origine européenne, il aurait fallu me passer sur le corps pour que j’accepte du ritalin et un plan d’intervention dans le sens du n’importe quoi alors que j’insistais depuis des années sur le problème visuel de mon fils. Mon fils porte aujourd’hui un appareil visuel plus que complexe, doit jongler entre plusieurs paires de lunettes. Rien n’est simple, mais cela s’est amélioré. Il n’a aucun déficit d’attention, mais un gros problème de focalisation (en plus d’une hypermétropie très forte et d’une atigmatie importante). Mon rêve, c’est aujourd’hui de voir tout ce petit monde sur le banc d’un tribunal, mais au Québec, c’est impossible. J’ai étudié le droit des parents, il est pratiquement inexistant et après 3 ans plus rien. Je remercie par ailleurs mon médecin de famille… ontarien et le spécialiste qui a su détecter le problème, l’améliorer. Prendre un gamin pour un débile parce qu’il a des problèmes visuels, c’est une honte! Si c’est arrivé à mon fils, ça arrive à d’autres enfants qui ont la même condition. Moi, je dis que ces enfants sont des victimes de maltraitances de la part des écoles. Droguer un enfant qui n’en a pas besoin, c’est un scandale!
    Personne ne fait rien.

    • Bonjour ÉlodieV,

      Merci de votre commentaire. Je fais la distinction entre l’école et le système d’éducation car l’école est une conséquence du système. Je comprends très bien votre point par contre et oui, le manque de médecins de famille au Québec a des conséquences importantes sur les soins de tous. Je vous lève mon chapeau virtuel d’avoir résisté au ritalin imposé par la direction de l’école. Votre histoire en est une parmi des milliers mais combien de parents plient l’échine et médicamentent leur enfant « pour acheter la paix »? C’est horrible. Il n’est pas possible à mes yeux d’obtenir toute forme de service de qualité à travers l’État et je ne crois en aucune justice personnellement ici. Les enfants et la maltraitance dans les écoles (comme vous le dites) est aussi un symptôme d’un problème bien plus grand. Le gouvernement vient de lancer une campagne provinciale contre le bullying mais il n’y a pas plus grand bully que l’État. C’est une ironie criminelle.

      Par contre, oui il y a des gens qui font quelque chose. De plus en plus de parents n’envoient plus leurs enfants dans les écoles de l’État, ce qui est magnifique à mon avis. Il y a au Québec le REDAC (le Réseau des Écoles Démocratiques Au Québec) qui tente de percer, jetez-y un coup d’œil, si ce n’est que d’en parler autour de vous ou de partager leur page sur les réseaux sociaux.

      Dans un prochaine article je vais parler des alternatives d’éducation au Québec mais, comme moi, vous pouvez vous aussi en parler, faire avancer la cause. Je vous assure, vous n’êtes pas seule dans ce combat 🙂

  6. Pingback: La Rééducation » Blog Archive L’école étatique, la conformité et le déficit d’attention - blogue PAS DE CHATS ICITTE » La Rééducation

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