Démocratie et anarchie

Introduction

Il y a cette idée persistante qui dit que sans démocratie, le chaos régnerait, que ce serait l’anarchie. Et si c’était la meilleure chose qui pouvait arriver à une société? Car l’anarchie est ce que vous désirez tous, que vous le sachiez ou non. Et si vous en doutez, c’est que vous ne connaissez pas la réelle définition de l’anarchie. Cliquez ici pour la découvrir. Et par la suite, je vous invite à lire le reste de ce billet.

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«Les gens…»

Avez-vous déjà entendu cet argument (ou toute autre variante) disant que «les gens» sont trop «épais» pour s’occuper d’eux-mêmes tous seuls et que c’est pour ça qu’il faut un gouvernement? Peut-être le pensez-vous?

Cet argument, ou plutôt ce sophisme, suppose que «les gens» sont immatures et ne peuvent collectivement déterminer ce qui est bon pour eux et donc il est nécessaire de donner le pouvoir à un groupe de gens qui vont s’occuper d’eux, tels des enfants; un «gouvernemaman».

Cet «argument» est présenté par les étatistes comme une vérité absolue, une justification pour l’existence de l’État et du «système», sa raison d’être. Ils ont raison en disant que c’est un argument, car en réalité c’est un argument rhétorique fallacieux. Prenons donc un moment pour analyser logiquement ce que l’argument «il faut un gouvernement car les gens sont trop épais lorsque laissés à eux-mêmes» veut réellement dire.

  1. «Les gens» sont trop épais et un gouvernement est nécessaire.
  2. Cela suppose que «les gens» manquent d’intelligence et donc ils ne peuvent déterminer par eux-mêmes ce qui est bon pour eux.
  3. S’ils ne peuvent déterminer ce qui est bon pour eux, ils n’ont pas la capacité de déterminer ce qui est bon pour les autres.
  4. S’ils n’ont pas la capacité de déterminer ce qui est bon ni pour eux ni pour les autres, ils sont incapables de choisir avec compétence qui peut les représenter.
  5. S’ils sont incapables de choisir de façon compétente qui peut les représenter, ils ne sont donc pas en mesure d’exercer un droit de vote en pleine connaissance de cause, de façon libre et éclairée.
  6. S’ils ne sont donc pas en mesure d’exercer un droit de vote en pleine connaissance de cause, de façon libre et éclairée, ils sont incapables de choisir les bons individus qu’il faut pour composer un gouvernement efficace.
  7. Le gouvernement est donc composé de n’importe quoi parce que «les gens» qui votent sont totalement incapables de voter de façon intelligente.
  8. Si les gens sont incapables de former un gouvernement efficace, peut-être qu’il serait mieux de ne pas en avoir du tout, d’avoir une société sans État car cet État serait la pire chose qui pourrait arriver à «ces gens», ce qui est un argument contre la démocratie.
  9. Donc ceux qui utilisent cet argument pour justifier une démocratie font, en réalité et sans le savoir, la promotion de l’anarchie (un système d’auto-gouvernance individuelle responsable fonctionnant sans intervention de l’État dans les sphères de sa vie).

Si «les gens» sont incapables de choisir les politiciens qui peuvent bien les représenter, peuvent-ils se permettre de leur donner la direction des affaires publiques, de la loi, de la santé, de l’éducation, etc? Après tout, ces «politiciens» viennent du peuple, lequel est composé de gens incapables de savoir ce qui est bon pour eux. Alors quelles sont les chances que parmi ces politiciens, la majorité soit de purs incapables, comme «le reste du peuple»? Dans ce cas, la majorité des politiciens sont de purs incapables et ils se retrouvent avec la gestion des affaires publiques, ce qui empire et exacerbe la situation pour tous et sert d’argument contre la démocratie et en faveur de l’anarchie.

Donc le sophisme «que les gens sont trop épais pour s’occuper d’eux-mêmes tous seuls et que c’est pour ça qu’il faut un gouvernement» est en réalité un argument en faveur de l’anarchie. La vraie. Car si vous ne croyez pas que «les gens» sont si épais, c’est qu’ils sont capables de s’organiser entre eux et n’ont pas besoin d’un gouvernement, d’une démocratie ou tout autre idéologie politique.

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 Les questions classiques

Le simple fait de proposer la possibilité d’une société sans gouvernement provoque sans surprise un bombardement des mêmes questions qui reviennent toujours: «Qui va construire les routes?», «Comment les pauvres vont être éduqués?», «Comment une société apatride peut se défendre?», «Qui va éduquer les enfants?», «Comment une société sans gouvernement peut s’occuper des criminels violents?», etc. (Toutes des questions qui seront traitées dans de prochains billets et en temps et lieu.)

Même s’il obtient toutes les réponses, pratiquement jamais l’interrogateur dira «Ha, je suppose que ça pourrait vraiment marcher alors.» Au contraire, il tentera de trouver une question dont la réponse n’est pas suffisante à son goût afin qu’il puisse s’asseoir, mettre ses pieds sur le bureau, les croiser et dire triomphalement, «Tu vois? La société ne peut juste pas fonctionner sans un gouvernement!»

Le plus drôle est qu’en prenant cette approche, ces individus pensent qu’ils s’opposent à l’idée de l’anarchie, alors que c’est tout le contraire. Voyons pourquoi.

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Les demi-dieux

Un simple fait fondamental de la vie est que personne – ou aucun groupe d’individus – ne peut être suffisamment sage ou avoir suffisamment de connaissances pour diriger efficacement la société. Dans notre fantaisie collective de ce qu’est le «gouvernement», nous imaginons qu’à quelque part, dans une grande pièce ensoleillée, décorée de tables en acajou laqué et de luxueux fauteuils en cuir, il existe un groupe d’hommes et de femmes qui sont si sages, si bienveillants, si omniscients et si incorruptibles que nous devrions nous tourner vers eux pour l’éducation de nos enfants, la préservation de nos personnes âgées, le salut des pauvres, la fourniture de services essentiels, la guérison des malades, la défense du royaume et de la propriété, l’administration de la justice, la peine des criminels, bref la réglementation de presque tous les aspects de cet énorme système social et économique, lequel est infiniment complexe et en constante évolution. Ces demi-dieux vivants ont une telle connaissance et une telle sagesse que nous devons leurs remettre nos armes de destruction massive et la puissance infinie de taxer, d’emprisonner et d’imprimer l’argent – et s’attendre qu’absolument rien d’autre que de l’abondance et de la vertu en résulteront.

Et puis, bien sûr, nous prétendons que les «citoyens», entassés et bêlants, ne pouvant atteindre une telle sagesse et une telle vertu (pas même dans leurs rêves les plus fous), devraient se réunir et voter l’abandon de la moitié de leurs revenus, de leurs enfants et des personnes âgées et de l’avenir lui-même, en mettant tout ça entre les mains de ces demi-dieux. Évidemment, il nous est impossible de voir et de converser avec ces divinités. Lorsque nous écoutons réellement les politiciens, tout ce que nous entendons sont de pieux sentiments, des évasions sans fin, des discours pompeux et tous les trucs de manipulation émotive d’un parent alité et abusif.

L’anarchie est la  reconnaissance que nul homme, femme ou groupe ne sera jamais suffisamment sage pour déterminer la meilleure façon d’organiser la vie de milliers, voir de millions de gens. Tout comme il n’y a personne qui peut vous forcer à marier le ou la partenaire de mariage de son choix ou vous obliger à suivre la carrière de son choix, personne ne devrait être en mesure de forcer ses préférences d’organisation sociale sur vous. (De toute façon, à mon avis, seul un psychopathe peut prétendre avoir LA solution pour tout le monde.)

Ainsi, quand on s’attend de l’anarchiste qu’il répondre à toutes les questions possibles sur la façon dont la société sera organisée en l’absence d’un gouvernement, tout incapacité à répondre parfaitement à même l’une de ces questions valide complètement la position de l’anarchiste. Si nous reconnaissons qu’aucun individu ne possède la compétence requise pour diriger à lui seul la société («dictature»), et nous reconnaissons qu’aucun groupe «d’élites» ne possède la capacité de diriger la société («aristocratie»), pourquoi devrions-nous être obligés de défendre l’absurdité morale et pratique de la «démocratie»?

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La démocratie

La démocratie est fondée sur l’idée que la majorité possède suffisamment de sagesse pour à la fois savoir comment la société doit être dirigée et rester dans les limites des règles morales fondamentales. Les électeurs sont généralement considérés comme aptes à juger des politiques économique, éducatives, monétaires, de soins de santé, militaires et autres propositions avancées par les politiciens. Ces électeurs choisissent alors judicieusement parmi le buffet des diverses propositions politiques et la majorité accepte que ce qui est alors adopté est en fait une politique sage et aucune partie de ces propositions nécessite de compromis moral. En outre, la majorité est suffisamment vertueuse pour respecter les droits de la minorité, même si elle les domine politiquement. Peu d’entre nous appuieraient l’idée d’une démocratie où la majorité pourrait voter pour mettre la minorité à mort ou encore de voler tous leurs biens. Parallèlement, pour que l’idée même d’une démocratie fonctionne adéquatement, la minorité doit elle aussi être considérée comme suffisamment sage et vertueuse pour accepter et respecter les décisions de la majorité. En bref, la démocratie est fondée sur les principes que:

  1. La majorité des électeurs sont suffisamment sages et vertueux pour juger d’une très large variété de propositions complexes par des politiciens;
  2. La majorité des électeurs sont suffisamment sages et vertueux pour s’abstenir du désir d’imposer leur volonté arbitraire à la minorité et de respecter certains idéaux moraux universels;
  3. La minorité des électeurs qui sont dominés par la majorité sont suffisamment sages et vertueux assez pour accepter d’être dominés, sauront patiemment attendre la prochaine élection pour essayer d’avoir leur mot à dire une fois de plus et vont se conformer aux idéaux moraux universels de la société.

Ceci, bien sûr, est une contradiction absolue. Si la société est si bourrée à craquer d’une telle sagesse, d’individus brillants, vertueux et patients, qui respectent tous les idéaux moraux universels et sont prêts à mettre de côté leurs propres préférences particulières pour le bien commun, pourquoi donc aurions-nous besoin d’un gouvernement et d’une démocratie?

Mais, chaque fois que cette question est soulevée, l’image rayonnante de la «noblesse citoyenne» sage et vertueuse disparaît mystérieusement et toutes sortes d’idées sans substances sont proposées. «Eh bien, sans gouvernement, tout le monde serait à la gorge les uns des autres, il n’y aurait pas de routes, les pauvres serait incultes, les vieux et malades mourrait dans les rues» et autres sottises du genre. La démocratie est valide parce que presque tout le monde est sage et moral, nous dit-on. Lorsque nous acceptons cela, et que nous questionnons la nécessité d’un gouvernement, l’histoire s’inverse brusquement et on se fait dire que nous avons besoin d’un gouvernement parce que presque tout le monde est amoral et égoïste.

Voyez-vous comment nous avons une relation ambivalente pas seulement avec l’anarchisme, mais avec démocratie elle-même?

Et de toute façon, selon le professeur au Département de science politique de l’UQAM Francis Dupuis-Déry, le Canada n’est pas une démocratie et ne l’a jamais été, c’est une aristocratie élue.

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Que des contradictions

De la même manière, chaque fois qu’un anarchiste parle d’une société sans État, il est immédiatement appelé à produire des preuves que tous les pauvres auront leurs soins de santé couverts grâce à la charité volontaire.

Encore une fois, il s’agit d’une contradiction flagrante qui implique la démocratie. L’État-providence, les pensions de vieillesse et l’éducation «gratuite» pour les pauvres sont des concepts considérés dans une démocratie comme étant des conséquences valides de la volonté d’un peuple vertueux. Après tout, les programmes gouvernementaux ont été offerts par des politiciens, volontairement acceptés par la majorité (qui a voté pour eux et leur programme) et aussi volontairement accepté par la minorité qui ont accepté d’obéir à la volonté de la majorité. N’est-ce pas ça la démocratie? D’ailleurs, combien de fois entendons-nous «si ça ne fait pas notre affaire, on changera le tout aux prochaines élections!», validant au passage la volonté, la sagesse et la vertu du peuple…

La majorité de la société est tout à fait disposée à renoncer à un énorme morceau de son revenu afin d’aider les malades, les vieux et les pauvres – et nous savons cela parce que ces programmes ont été votés et créés par des gouvernements démocratiques!

«Ah, dit l’anarchiste, nous savons déjà que la majorité des gens seront parfaitement prêts à aider les malades, les vieux et les pauvres dans une société apatride car la démocratie est une preuve empirique et incontestable de ce simple fait!» Encore une fois, quand cet argument basique est mis de l’avant, le mythe de la noblesse citoyenne s’évapore et le sempiternel «mais il nous faut un gouvernemeeeeeeeennntt!!» se fait entendre.

«Sans un gouvernement pour forcer les gens à être charitable, personne ne lèverait le petit doigt pour aider les pauvres! Les gens sont si égoïstes, ils ne se soucient pas des autres!» Encore un autre paradoxe. Si un gouvernement démocratique doit forcer un peuple égoïste et peu disposés à aider les pauvres, alors les programmes gouvernementaux ne reflètent pas la volonté du peuple et la démocratie est alors un mensonge qu’il faut rapidement se débarrasser – ou au moins arrêter de faire semblant de voter. Par contre, si la démocratie n’est pas un mensonge, alors les programmes gouvernementaux existants représentent fidèlement la volonté de la majorité, et donc les pauvres, les malades et les vieux n’auront rien à craindre d’une société apatride. Ils seront, et pour de nombreuses raisons, pris en charge bien plus efficacement par les organismes privés de charité que par les programmes gouvernementaux.

En résumé, la réalité est simple à saisir: soit «les gens» sont capables de s’aider et de se respecter, et donc nous n’avons pas besoin d’un gouvernement; soit les «les gens» sont incapables de s’aider et de se respecter, et donc c’est encore plus important de ne pas avoir de gouvernement central car il permettrait à ceux qui ne veulent rien respecter d’en plus avoir accès à un monopole de la force & de la violence afin de satisfaire leurs envies personnelles.

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Conclusion

Il est certainement facile de simplement ignorer les contradictions ci-dessus et dire qu’à quelque part, d’une certaine manière, il doit y avoir une juste réponse à ces objections. Bien que de trouver des réponses simples peut être une chose agréable à faire à court terme, ce n’est pas quelque chose que je trouve agréable à faire à long terme. Ces contradictions reviennent toujours mais c’est une bonne chose car je pense que le progrès de la pensée humaine dépend totalement du fait que nous ne devrions rien prendre pour acquis.

La première vertu est toujours l’honnêteté et nous devrions être assez honnêtes pour l’admettre quand nous ne trouvons pas de réponses raisonnables à ces objections raisonnables. L’incapacité de trouver une réponse sur le coup ne veut pas dire qu’il n’y a pas de réponse. Cela ne signifie pas que nous devons immédiatement trouver de nouvelles réponses, mais plutôt de s’asseoir avec ces questions pour un moment et méditer & rechercher les faiblesses & les contradictions dans nos objections. Et seulement lorsque nous sommes convaincus que ces objections sont valables devrions-nous commencer à chercher des réponses rationnelles et empiriques aux «solutions existantes» (la démocratie, l’État), même pour les plus anciennes et les plus généralement acceptées.

Ce processus de cesser de croire aux «non-réponses» est fondamental pour la science et la philosophie. Et c’est la première étape vers l’anarchisme, c’est-à-dire l’acceptation de l’idée que la violence n’est jamais une solution valable aux problèmes non-violents.

Et si vous voulez voir un exemple concret de ce que des anarchistes peuvent faire quand ils sont au pouvoir, je vous invite à lire cette histoire sur ce parti anarchiste qui a remis Reykjavik (une ville de près de 300’000 habitants)  sur pied.

  • Pasdechatsicitte

 

Ajout: Ce post sur Reddit est un excellent indicateur de comment l’État corromp l’emploi et crée l’apathie politique.

 

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P.S. : Ce billet est basé sur les ouvrages de Stefan Molyneux sur l’anarchie. J’ai choisi et traduit certains passages de son livre disponible gratuitement en PDF et en livre audio ici et sur Youtube ici. J’ai aussi modifié et ajouté des passages représentant mon opinion.

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Vous êtes tous anarchistes

Vous êtes tous anarchistes, tous. Vous en doutez?

 Lien court: http://wp.me/p4MO4u-23

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Introduction
Les mots sont utilisés autant pour faire le bien que pour faire le mal. On peut être un terroriste ou un combattant pour la liberté. Un athée est un non-croyant, un croyant est un superstitieux. Un homme de conviction est un extrémiste; un homme modéré est un lâche. Un esprit libre est un libertin, un introverti prudent est prude. Les mots servent aussi comme jugements moraux. Par exemple, on peut dire d’un homme qu’il est sauvé s’il accepte Jésus; on peut aussi dire qu’il est sauvé de l’irrationalité s’il ne le fait pas. Un homme patriotique dira qu’un soldat sert sa nation; d’autres pourraient dire qu’il obéit sans réfléchir. Tuer un homme en temps de paix est un meurtre alors que c’est noble en temps de guerre.

Certains mots ne devraient jamais être réhabilités, par exemple nazis, inceste, abus, viol, meurtre. Ces mots décrivent les impulsions les plus noires de l’humain et ne peuvent jamais être utilisés pour décrire une situation vertueuse.

Le mot « anarchie » fait partie de ceux qui n’ont pratiquement aucune chance d’être « réhabilités ». Toute tentative de trouver du bon dans ce mot peut sembler complètement futile.

Peut-être que le mot « anarchie » a été si abusé dans son passé qu’il ne pourrait jamais être « réhabilité » de tout ce « mal » qui semble l’entourer. Quelles images vous viennent en tête en entendant le mot « anarchie »? Des manifestations violentes? Le chaos?  Un monde post-apocalyptique où les puissants criminels dominent les faibles? Ou peut-être que pour vous c’est un agenda politique qui camoufle un désir pour le vol, la terreur, le meurtre, où des hommes secrets placent des bombes sous les véhicules des dirigeants politiques ou de l’aristocratie? Peut-être que vous voyez l’anarchie comme étant un concept philosophique où l’avenir existe sans structure et sans règles? Si votre ami vous annonce soudainement qu’il est anarchiste, vous allez peut-être l’examiner pour voir s’il n’a pas teint ses cheveux, ajouté des piercings, un anneau dans son nez, du mascara tout sale sous les yeux, des aiguilles souillées dans son sac, etc. Les mots « intervention », médication », « traitement », « centre de réhabilitation » et « thérapie intensive » résonneraient peut-être dans votre esprit, accompagnant votre pouls soudainement plus élevé?

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Définition
Selon le Oxford Dictionary, la définition du mot « anarchie » est :
1) Un état de désordre dû à l’absence ou la non-reconnaissance d’une autorité ou de systèmes de contrôle (désordre politique);
2) Absence d’un gouvernement et liberté absolue de l’individu, vu comme un idéal politique.
Son origine étymologique se retrouve dans le latin médiéval précédemment tiré du grec, de « anarkhos », an (without, sans) & arkhos (chef, dirigeant). Donc le mot « anarchie » veut dire « sans dirigeant ».

On peut voir que le mot « anarchie » a deux sens principaux. 1) une absence de gouvernement accompagné d’ordre sociétal; 2) une absence de gouvernement sans implication de désordre sociétal.

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En pratique
L’absence d’un gouvernement. Qu’est-ce que ça veut dire en pratique?

Il y a deux types de dirigeants dans ce monde; ceux qui mènent avec des incitatifs et ceux qui mènent par la force. Ceux qui mènent avec des incitatifs vont vous offrir un salaire pour travailler pour eux; ceux qui mènent par la force vont vous envoyer en prison si vous ne prenez pas les armes afin de combattre pour eux. Ceux qui mènent avec des incitatifs vont tenter de vous convaincre d’envoyer vos enfants dans leurs écoles en offrant des prix raisonnables, des classes stimulantes et en démontrant du succès vérifiable; ceux qui mènent par la force vont vous simplement vous dire que si vous ne payez pas les taxes pour financer leurs écoles, vous irez aller en prison. C’est la différence entre le volontarisme et la violence.

Le mot « anarchie » ne signifie pas « sans règles », « tuer les autres pour le plaisir », « sans organisation », il veut simplement dire « sans dirigeant politique. » La différence entre la politique et tous les autres aspects de la vie est qu’en politique, si tu n’obéis pas au gouvernement, on t’envoie en prison. Si tu tentes de te défendre contre les gens qui viennent pour te mettre en prison, ils vont te tirer et te tuer. Alors, que veut réellement dire le mot « anarchie »? C’est simplement un moyen d’interagir avec les autres sans les menacer de violence. Le mot « anarchie » veut donc dire « sans violence politique. »

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Inconsistence
La différence entre ce mot et les mots comme « meurtre » et « viol » est que nous ne mélangeons pas meurtre et viol avec leurs exacts opposés dans nos vies en considérant ces actions comme étant normales, morales et saines. On n’étrangle pas un homme le matin, puis plus tard aider une vieille dame à traverser la rue pour finalement se dire « bon ». Nous acceptons tous que les vraies actions qui sont « mal » – viol, agression, meurtre, vol – ne sont jamais considérées comme des parties centrales et nécessaires de la vie d’une « bonne » personne. Un homme reconnu coupable de meurtre n’obtient pas sa liberté en disant qu’il a passé toute sa vie « sauf 5 secondes » sans tuer personne.

Par ces actions que nous reconnaissons comme étant « mal », une seule transgression change le caractère moral d’une vie entière. Nous ne verrions plus jamais un ami de la même manière s’il était reconnu coupable de viol.

Par contre, ce n’est pas le cas avec le mot « anarchie ». Il n’entre pas dans cette catégorie de « mal ». Quand on pense à une société sans violence politique, sans gouvernement, les spectres du chaos et de la brutalité ressurgissent toujours, immédiatement, et, on dirait, irrévocablement. Et pourtant, il ne faut qu’un moment pour réaliser que nous vivons la grande majorité de nos vies en complète et totale anarchie et nous décrivons cette anarchie comme « moralement bonne ».

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L’anarchie quotidienne
Prenons par exemple, les rencontres amoureuses, le mariage et la famille.

Dans une société raisonnablement libre, ces activités ne tombent pas dans le domaine de la coercition politique. Aucune agence gouvernementale ne choisit qui vous devez marier ou avec qui avoir des enfants, puis vous emprisonne pour avoir désobéi. Le volontarisme, les incitatifs et les avantages mutuels sont les points centraux d’un marché libre de l’amour, de la sexualité et du mariage.

Qu’en est-il de votre carrière? Est-ce qu’un agent gouvernemental vous a dit à la fin de votre secondaire que vous alliez devenir un médecin, un avocat, un employé d’usine, un serveur, un acteur, un programmeur, un philosophe? Bien sûr que non. Vous avez été libre de choisir la carrière qui vous intéressait.

Et dans vos décisions financières majeures? Est-ce qu’à chaque mois un agent du gouvernement vient chez vous pour vous dire exactement combien vous devez sauver, combien dépenser, si vous pouvez vous permettre d’acheter ce nouveau sofa ou cette vieille peinture? Avez-vous eu besoin de demander au gouvernement pour acheter votre maison, votre voiture, votre télé ou votre brosse à dent?

Non. Dans toutes les sphères de vos vie mentionnées plus haut – amour, mariage, famille, affaires, carrière – vous faites vos propres décisions dans l’absence complète de coercition politique. Donc, si l’anarchie est si mauvaise, pourquoi est-elle la valeur par défaut de vos vies et dans vos décisions de tous les jours?

Si demain matin le gouvernement vous disait qu’il choisirait pour vous où vous devez vivre, comment gagner votre vie et qui marier, est-ce que vous tomberiez à genoux en remerciant le ciel que vous avez été sauvé de cette terrible anarchie, cette anarchie qui vous permet de faire vos propres décisions en absence totale de coercition politique? Bien sûre que non! Ce serait l’opposé; vous seriez horrifié et vous résisteriez une telle dictature avec toutes vos forces. Si on vous disait qu’il vous faille faire une demande à l’état pour avoir des enfants, vous résisteriez cette tyrannie et vous feriez tout ce que qui est en votre pouvoir pour retourner à « l’anarchie ».

Donc on peut conclure que les humains sont férocement ambivalents vis-à-vis l’anarchie; nous la voulons désespérément dans nos vies personnelles et nous en avons politiquement peur. Autrement dit, nous aimons l’anarchie que nous vivons et nous avons peur de l’anarchie que nous imaginons.

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Conclusion
L’anarchie est un concept teinté de peur car ceux qui vous l’ont enseigné – l’état à travers son programme de lavage de cerveau scolaire étalé sur 12 ans – se sont assuré qu’ils en contrôlaient la définition. L’anarchie est en fait ce que nous désirons le plus et dans les prochains articles, je vous expliquerai comment on peut en arriver à vivre dans une société libre de toute forme de coercition, de violence étatique ou de système imposé de force par un gouvernement. Et ne vous en faites pas, vos objections naturelles telles que « sans l’état les pauvres n’auront pas d’éducation », « sans l’état, qui va construire les routes » & « sans l’état, personne n’aura de soins de santé » seront répondues.

L’anarchie est le seul moyen d’éviter les abus de l’État et les crimes contre l’humanité perpétrés par les différents gouvernements, comme nous l’avons vu par la mort de plus de 250 millions de personnes dans le 20ème siècle. Je ne fais que mon travail, je ne fais que suivre les ordres

« As soon as you say the topic is civil disobedience, you are saying our problem is civil disobedience. That is not our problem…. Our problem is civil obedience. Our problem is the numbers of people all over the world who have obeyed the dictates of the leaders of their government and have gone to war, and millions have been killed because of this obedience. » Howard Zinn (Lien ici)

 

  • Pas de chats icitte

P.S. : Ce texte est basé sur les ouvrages de Stefan Molyneux sur l’anarchie. J’ai choisi et traduit certains passages de son livre disponible gratuitement en PDF et en livre audio ici et sur Youtube ici, et j’ai aussi ajouté des passages représentant mon opinion.

L’école étatique, la conformité et le déficit d’attention

À part de voler la richesse du peuple par la force, une des fonctions du gouvernement québécois (et canadien) est d’assurer une couverture égale d’un service ou d’un droit à toute la population dans son territoire. Quand il implémente un service, une réforme, une loi, etc., ça s’applique à tout le monde (du moins on l’espère, mais tsé, si tu fais une fraude et que tu n’es pas un ancien député comme Tony Tomassi, t’aura sûrement de la prison à faire, pas des travaux communautaires…). C’est la même chose en education. Il y a, à quelque part, un groupe select de gens qui croient savoir ce qui est bon pour tous les enfants de la province et donc ils mettent en place un programme éducatif généralisé ayant des objectifs obligatoires pour tous, par lequel on impose la conformité, sans tenir compte de chaque enfant. Cette conformité, ce nivellement par le bas, est partiellement ce que j’adresse ici, ainsi qu’un moyen pour l’obtenir.

Cet article fait suite à celui sur l’origine du système d’éducation au Québec, que vous pouvez lire ici: http://wp.me/p4MO4u-e (je vous suggère de le lire avant d’ailleurs afin de mieux comprendre celui-ci).

Je dois vous avouer d’entrée de jeu que je déteste le système d’éducation au Québec. Celui de l’État. Je considère que ce système est monstrueux, horrible et est, après l’abus venant des parents, la pire chose qui peut arriver à un enfant. Vous devez le savoir car vous percevrez certainement mon opinion dans mes textes à ce sujet. Bien que je tente d’être neutre le plus possible (quand c’est mon objectif), le simple fait de parler d’un sujet au minimum soulève un doute sur notre neutralité. Suffit de rester le plus impartial que possible. Même s’il y a des passages où mon opinion est clairement formulée, je tente quand même de fournir des sources pour supporter ce que j’avance.

J’ai écrit la première partie de cet article pour la rentrée scolaire québécoise 2013-2014. Je l’avais postée sur ma page Facebook puis elle est disparue sans que je ne l’enlève. J’ai donc cru bon la reposter sur ce blogue et en même temps d’inclure une deuxième partie, soit celle du nivellement par le bas de la performance scolaire entreprise par l’État. À quelque part, j’ai le sentiment que les deux sujets sont étroitement liés. À vous d’en juger.

Bonne lecture et merci de votre temps.

 

               – Pas de chats icitte.

Lien court: http://wp.me/p4MO4u-w 

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Introduction

Pendant les cinq premières années de votre vie on vous incite à bouger, courir, apprendre, découvrir, parler et autres activités de développement du genre. Ensuite, pendant 12 ans, alors que vous êtes dans le système d’éducation étatique, vous devez rester silencieux, assis et vous devez lever la main en espérant obtenir la permission pour aller aux toilettes.

Bienvenue à l’école. Et bienvenue dans le monde du déficit d’attention.

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Pour comprendre cet article, quelques définitions :

  • TDA : Trouble déficitaire de l’attention
  • HDA : Hyperactivité avec déficit de l’attention
  • HDAA : Handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage
  • EHDAA : Élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage
  • TDAH: Trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

J’utilise TDAH partout pour faciliter la compréhension.

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Ressources manquantes

D’abords, je ne suis pas un spécialiste en éducation ni un professionnel de la santé. Je ne cherche pas à invalider les souffrances réelles ou imaginées du TDAH (et autres acronymes) et à attaquer le Ritalin (et autres médicaments du genre). Ce texte cherche à mettre la lumière sur la prévalence élevée de Ritalin au Québec comparé au reste du Canada et de la planète. Faites-en ce que vous en voulez.

 

Selon l’article d’Ariane Lacoursière, 20% des élèves du primaire souffriraient d’un handicap ou d’un trouble de l’attention. L’article prétend qu’il manque 264 professionnels pour supporter les étudiants de la Commission Scolaire de Montréal. Il y aurait plus de 12 000 des 61 342 étudiants du primaire et du secondaire de la Commission Scolaire de Montréal (CSDM) qui seraient handicapés ou qui souffriraient d’une difficulté d’apprentissage.

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Définitions

Voyons d’abords ce qu’est une « difficulté d’apprentissage », ou encore le « trouble d’apprentissage scolaire »: « Un trouble d’apprentissage scolaire se caractérise par un dysfonctionnement dans le processus d’acquisition des connaissances. » « Un trouble d’apprentissage est identifié lorsque les performances du sujet à des tests standardisés montrent un retard d’au moins deux ans entre le niveau actuel de l’enfant et le niveau attendu, compte tenu de son âge. » Mais qu’est-ce qu’un « dysfonctionnement dans le processus d’acquisition des connaissances »? Est-ce quelqu’un qui ne comprend pas la façon dont l’enseignant explique? Est-ce quelqu’un qui ne réussit pas absorber la matière de façon acceptable? Voyons un exemple de dysfonction, la dyscalculie: « La dyscalculie rend difficile l’apprentissage des premiers éléments de calcul ». Cette définition prend pour acquis que la méthode d’enseignement est adéquate pour l’enfant. Que peut-on apprendre sur le traitement de la dyscalculie? « Les recherches continuent pour trouver les causes de la dyscalculie. » et « Aucun traitement n’a été proprement vérifié et n’a prouvé son efficacité. » Question : Peut-être que changer l’approche d’enseignement aiderait à enrayer un problème qui pourrait, en réalité, être inexistant?

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 La consommation de Ritalin et ses effets

Comment est-ce qu’une « difficulté d’apprentissage » est évaluée? On prend un enseignant, un professionnel de la santé quelconque, un directeur, bref un individu pouvant évaluer l’enfant ou encore un individu qui dit simplement « votre enfant souffre de difficulté d’apprentissage ». Ensuite, le ou les parent(s) vont voir le médecin qui se fait un plaisir de prescrire des médicaments. Le Québec détient le record canadien de prescription de Ritalin (un stimulant du système nerveux central obtenu par prescription pour traiter le TDAH, selon son fabriquant) avec 44% de toutes les ordonnances faites au Canada alors que la population québécoise compte pour 23% de la population canadienne. Selon le rapport 2009 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, le Canada est au 3e rang mondial de la consommation de méthylphénidate (l’ingrédient actif dans le Ritalin) et autres drogues du genre utilisées à des fins médicales, principalement pour le traitement du trouble déficitaire de l’attention, après l’Islande et les États-Unis. En 2006, les docteurs canadiens ont prescrits des analeptiques (Ritalin, Adderall XR, Biphentin et Concerta) 1 125 000 fois à des enfants de 17 ans et moins contrairement à 2 900 000 de prescriptions en 2009. Entre 2005 et 2009, c’est une augmentation de 43%. On parle d’une augmentation annuelle de prescriptions variant entre 10 à 13% et d’une progression constante depuis 20 ans au Canada.

 

Au Québec, on préfère prescrire des médicaments pour le trouble de déficit d’attention chez les enfants (et les adultes aussi) sans trop se soucier des autres problèmes ou troubles du patient ou de la possibilité de dépendance. Avant de médicamenter pour le TDAH, il faut prendre le temps d’éliminer les autres possibilités comme le stress de la rentrée scolaire, l’âge de l’enfant, la violence à l’école, la situation familiale, les difficultés dans sa vie, etc. Si l’enfant est stressé en classe (peu importe la raison du stress), il aura de la difficulté à suivre et puisque l’idée d’un TDAH vient presque toujours par l’enseignant, on force les parents à médicamenter l’enfant « pour son bien ». « Il ne s’agite plus alors le problème est réglé ». Selon le code de déontologie des médecins du Québec, « le médecin a le devoir primordial de protéger et de promouvoir la santé et le bien-être des individus qu’il sert, tant sur le plan individuel que collectif ». De plus, « le médecin doit élaborer son diagnostic avec la plus grande attention, en utilisant les méthodes scientifiques les plus appropriées et, si nécessaire, en recourant aux conseils les plus éclairés. ». Questions : quand la consultation dure 5 à 7 minutes et que le médecin donne une prescription de Ritalin, respecte-il réellement ces règles? Est-ce qu’il prend réellement le temps de considérer toutes les sphères de la vie de l’enfant avant de lui prescrire des pilules?

 

Il est totalement justifié de se demander si ce n’est pas pour le bien de l’enseignant plutôt (ce qui ne veut pas dire que je mets tous les enseignants dans le même panier ici, les influences externes sont nombreuses et souvent invisibles). Sachez qu’en accord avec la Loi Médicale du Québec, seul un médecin (et médecin psychiatre) peut émettre un diagnostic de maladie. Un enseignant n’est (généralement) pas qualifié pour émettre un diagnostic. Si l’école insiste, je suggère que le parent/gardien devrait exiger que la demande soit faite par écrit. Ceci n’empêcherait pas l’école de menacer les parents d’expulser l’enfant par contre. La molécule active dans le Ritalin inhibe une partie du cerveau et désensibilise l’enfant envers une grande quantité de stimuli. Forcer la prise de Ritalin à un enfant dans une classe entre 30 et 35 enfants est plus facile que d’utiliser des techniques différentes d’enseignement qui pourraient aider l’enfant à mieux gérer ses émotions, sa concentration et sa capacité d’apprentissage.

 

Dans le début des années 90, le Ministère de l’Éducation du Québec suivait la tendance canadienne et coupait dans le nombre d’heures par semaine de cours d’éducation physique, obligeant les enfants, ces énormes boules d’énergies, à rester assis plus longtemps. Parallèlement (sans pour autant créer un lien de cause à effet), les diagnostics de TDA ont augmenté dramatiquement et de façon constante d’année en année. En Nouvelle Zélande, une expérience a été effectuée sur des enfants du primaire. Ils ont augmenté le temps de récréation et permis aux enfants de faire à peu près ce qu’ils voulaient, même au risque de se casser un membre. Le résultat est frappant : les enfants étaient plus engagés, occupés et motivés en classe et le bullying & les graffitis ont totalement disparu.

 

En Ontario, entre 1993 et 1994, les diagnostiques de TDAH ont augmentés de 45%. Aux États-Unis, une enquête du New York Times de 1996 révélait une augmentation de 500% dans les 5 années précédentes. Toujours aux États-Unis, la Drug Enforcement Agency rapportait que 85% des prescriptions mondiales de méthylphénidate (Ritalin) étaient produites et consommées chez eux. 80% de ces prescriptions sont pour les enfants, dont 40% pour des enfants entre 3 et 9 ans et près de 10 000 prescriptions pour des enfants de 2 ans et moins, et ce, même si la méthylphénidate (Ritalin) n’est pas approuvée pour les enfants de 6 ans et moins, tel que précisé dans la fiche technique du médicament sur le site du fabriquant, Novartis. Aux États-Unis seulement, le marché du Ritalin a explosé depuis quelques années. Alors qu’en 1975, 155 000 enfants étaient sur le Ritalin, en 1990 ce total était rendu à près d’un million (Richard DeGrandpre, Ritalin Nation, p.18) avec un total rendu à près de 6 millions en 2000, ce qui représente 2.8% à 3.1% de la population mondiale d’enfants. Le International Narcotics Control Board rapporte une augmentation de plus de 100% des prescriptions de Ritalin dans plus de 50 pays en quelques années seulement.

 

Question: Comment peut-on sérieusement diagnostiquer un déficit d’attention à un enfant de moins de 2 ans?

 

Au Québec, entre décembre 2009 et décembre 2010, 32 millions de comprimés de Ritalin ont étés prescrits, une augmentation de 10% sur l’année précédente, représentant 35% de toutes les pilules vendues au Canada et 44% des prescriptions canadiennes.

 

Quels sont les effets du Ritalin (1, 2, 3)? Entre autre (oui, entre autre…) : perte d’appétit, insomnie, douleurs gastriques, nausées, vomissements, diarrhée, maux de tête, augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, irritabilité, nervosité, sécheresse de la bouche, perte de cheveux, démangeaisons cutanées, douleurs articulaires, étourdissements, instabilité émotionnelle (montagnes russes), narcolepsie, priapisme, etc. Il peut aussi : empêcher la capacité du cerveau à contrôler sa propre activité électrique; supprimer la production de la moelle osseuse; augmenter la dépression et les idées suicidaires. Une dose excessive peut causer un comportement hébété, passif, agressif et même la mort.

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 L’éducation par l’État

Revenons aux données présentées dans l’article d’Ariane Lacoursière. Selon la CSDM, 20% des enfants du primaire et du secondaire souffrent du TDAH. Par contre, les chiffres mondiaux s’entendent pour dire qu’entre 3% et 5% des enfants en souffriraient vraiment. Question : les enfants du Québec sont-ils réellement plus handicapés ou troublés que ceux du reste de la planète? Ont-ils plus de difficultés que les enfants en Australie? Qu’au Congo? Qu’en Norvège? Ont-ils une structure neurologique différentes des enfants du reste du monde? Question: Est-il possible que la CSDM cherche à justifier son budget en manipulant un problème qui n’est peut-être pas aussi important qu’elle ne le prétend? (Ça s’applique aussi aux autres commissions scolaires du Québec au besoin.)

 

Il est possible que l’État soit complètement désemparé vis-à-vis la réalité des plus jeunes. La quantité de nouveaux stimuli est telle que l’attention de l’enfant est constamment détournée. Il faut peut-être découvrir comment utiliser ces stimuli afin de canaliser l’attention de l’enfant au lieu de le droguer et l’affaisser dans sa chaise. Prenez par exemple ces enseignants qui ont décidé d’utiliser la console portable Nintendo DS pour enseigner les mathématiques à leurs élèves. Les résultats furent si intéressants que leur modèle est étudié pour possiblement être reproduit ailleurs. Ou encore cet enseignant, expliquant comment l’État force les enseignants à utiliser une méthode qui est nuisible à l’éducation des étudiants, transforme l’approche d’enseignement en utilisant les technologies que les enfants d’aujourd’hui maîtrisent souvent mieux que les adultes. Ou encore Classcraft.com, un site qui montre une façon d’enseigner en utilisant une approche de jeux de rôles. Ou finalement, comme le fait Marie-Claude Tardif dans ses classes, en éliminant les devoirs et les leçons au profit de la compréhension pratique.

 

Un gros problème avec l’éducation est la bureaucratie. 13 écoles autonomes sont ouvertes à Calgary et n’ont pas à subir le fardeau administratif d’une commission scolaire. Ces institutions sont plus performantes que jamais. L’État québécois lui, avec sa bureaucratie monstrueusement énorme, prend tellement de temps à se retourner et faire face aux problèmes qu’il arrive avec des réformes 10 ans trop tard qui sont vouées à l’échec. Il impose alors des solutions désuètes, ce qui crée une nouvelle problématique. Ensuite il réalise qu’il y a un problème et il recommence ce scénario ad vitam aeternam. Ce faisant, il continue à dépenser comme la créature immature et irresponsable qu’il est et au passage, détruit la jeunesse, génération après génération. De plus, l’État nivèle toujours par le bas quand vient le temps d’introduire de nouvelles méthodes d’éducation ou des objectifs à atteindre, comme de ne plus accepter de révision à la baisse pour les examens d’étudiants de 4ème année du primaire. Pourtant chaque enfant est unique. Mais c’est ainsi que l’État en vient à favoriser l’explosion des diagnostics de TDAH et les prescriptions aux enfants. En standardisant, c’est plus facile pour lui de dire « Vous voyez, nos efforts ont porté fruit, 93% des étudiants terminent leur secondaire 5 ». Pour ce faire, il n’a qu’à droguer de plus en plus d’enfants, abaisser les prérequis de réussite ou augmenter artificiellement les notes. (Des commentaires d’enseignants à ce sujet ici.) De la même façon qu’un directeur de prison peut enchaîner au plancher toute la population de la prison et clamer haut et fort « il n’y a plus d’évasions! » C’est mon opinion que l’état est ce qui est le plus nuisible au développement de l’enfant après l’abus parental.

 

L’article dans La Presse déclare qu’il est nécessaire d’agir rapidement « pour le bien de nos enfants » parce qu’une urgence semble exister. (Ça me fait penser à cette séquence dans The Simpsons.) Évidemment, on présente une doléance et une solution: « demander à l’État d’intervenir ». Mais qui dit que le problème est clairement défini? Est-ce vraiment un problème aussi important qu’on nous le fait croire? Et surtout, l’État est-il réellement le mieux placé pour le régler?

 

Questions : est-il possible que cette hausse de cas rapportée par la CDSM soit en lien avec les difficultés générales par les enseignants à atteindre les objectifs de l’État? Est-ce possible d’imaginer qu’une hausse artificielle des notes exigée par l’État crée une obligation de performance pour l’enseignant? Si c’est le cas, l’enseignant voulant conserver son emploi, se laisse-t’il emporter par le poids de la machine étatique, sacrifiant au passage ses valeurs fondamentales? S’il se bat contre le système, quelles sont ses chances de succès ou de conserver son emploi? Et quelles sont les conséquences potentielles qu’un manque de motivation chez un enseignant ayant une trentaine de jeunes cerveaux tous frais à sa charge?

 

Avant tout, un rappel m’apparaît nécessaire. Comment fonctionne l’État dans sa gestion d’une « crise »? 1: À la suite d’une doléance généralement formulée par un journaliste, un parent, un enseignant, bref quelqu’un qui prétend avoir un problème quelconque, l’État prend possession du problème et l’annonce à tous. 2: Pour le régler, l’État demande de l’argent. 3: L’État injecte de l’argent (VOTRE argent) dans le problème. 4: Quelques temps plus tard, on voit que le problème n’est pas réglé ou s’est empiré. 5: L’État dit « pour le régler il faut plus d’argent ». 6: L’État injecte plus d’argent (VOTRE argent). 7: Quelques temps plus tard, on voit que le problème n’est pas réglé ou s’est empiré. 8: L’État dit « pour le régler il faut plus d’argent ». 9: L’État injecte plus d’argent (VOTRE argent). 10: Quelques temps plus tard, on voit que le problème n’est pas réglé ou s’est empiré. 11: L’État dit « pour le régler il faut plus d’argent ». 12: L’État injecte plus d’argent (VOTRE argent)… Ça vous semble familier? Question: est-il possible qu’au fond, ce ne soit pas le manque d’argent le problème, mais que ce soit plutôt l’État? …

 

Quand un enfant ou un adulte prend du Ritalin depuis plusieurs années et qu’il en cesse l’utilisation, le DSM-IV mentionne qu’une des complications les plus importantes est « d’avoir des idées suicidaires ». Y aurait-il un lien à faire avec la consommation comme du bonbon de Ritalin au Québec et le fait que le Québec avait pendant longtemps le 4ème plus haut taux de suicide au monde? (Ce taux a heureusement diminué depuis: 12.) Un peu plus de 75% des prescriptions sont remplies pour des jeunes garçons et des hommes alors que ceux-ci se suicident 3.7 fois plus que les femmes. Je ne tente pas d’établir un lien causal entre les deux, je ne fais que soulever la question. Je suis aussi conscient que ce que j’avance peut être un enjeu lié au genre. Je trouve qu’il est tout de même inquiétant d’y penser quand on sait que l’utilisation sans prescription de Ritalin est pratique courante chez nos étudiants en médecine afin qu’ils puissent mieux se concentrer…

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Conclusion

Les enfants sont naturellement curieux et motivés à apprendre. Je ne dis pas que le TDAH n’existe pas, je ne suis pas apte à faire cette détermination. Par contre, je vous recommande de penser à tout ce qui est présenté ci-haut si on a déjà dit à vos enfants qu’ils devraient prendre du Ritalin. Votre enfant est peut-être en train de se découvrir et il n’est peut-être pas atteint de quoi que ce soit. Tentez de comprendre la motivation derrière cette requête et aux conséquences potentielles sur le développement de votre enfant. On vous a peut-être déjà dit que votre enfant n’était pas fait pour l’école, peut-être que c’est l’école (dans sa structure actuelle) qui n’est pas faite pour votre enfant.

 

Surtout que c’est maintenant démontré que le Ritalin n’améliore pas les résultats scolaires (1, 2 & 3)…

 

Question : Le « trouble d’apprentissage scolaire » peut-il en réalité être une difficulté d’adaptation de l’enseignant à son environnement, à l’État et/ou à la réalité; un mécanisme de défense pour contrer l’impuissance de l’enseignant; une conséquence directe de la pression de performance par l’État ou de son nivellement par le bas? Je n’en sais rien. Quoi qu’il en soit, c’est à mon avis un symptôme exacerbé par une gestion étatique irresponsable, voire quasi-criminelle, couplé à un manque profond de respect pour l’humain par le gouvernement et son corps décideur.

 

Dans un autre article, je présenterai des solutions à l’éducation étatique québécoise.

               – Pas de chats icitte.

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 P.S. : Tsé, quand c’est rendu que c’est l’Église de Scientologie qui se bat contre une école qui force le Ritalin à un enfant, on est mal partis…

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SOURCES:

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_du_d%C3%A9ficit_de_l’attention_avec_ou_sans_hyperactivit%C3%A9
  2. http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thylph%C3%A9nidate
  3. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2013/08/20130807-131211.html
  4. http://www.lapresse.ca/actualites/education/201102/21/01-4372632-les-professeurs-reclament-plus-de-moyens.php
  5. http://www.csdm.qc.ca/CSDM/CSDMChiffres/Eleves.aspx
  6. http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_d’apprentissage_scolaire
  7. http://fr.wikipedia.org/wiki/Dyscalculie
  8. http://www.pharma.us.novartis.com/product/pi/pdf/Ritalin_Ritalin-sr.pdf
  9. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2010/12/20101228-072836.html
  10. http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/101222/t101222a2-fra.htm
  11. http://www.incb.org/documents/Publications/AnnualReports/AR2010/Supplement-AR10_availability_French.pdf
  12. http://stacommunications.com/journals/cpm/2010/11-November-2010/11CPM_037.pdf
  13. http://www.theglobeandmail.com/news/national/time-to-lead/part-3-are-we-medicating-a-disorder-or-treating-boyhood-as-a-disease/article4330080/?page=all
  14. http://chaine.uqam.ca/Documents_textes/Portfolio_complet.pdf
  15. http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2014/01/31/008-tdah-adulte-diagnostic.shtml
  16. http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/M_9/M9R17.HTM
  17. http://lemedecinduquebec.org/Media/108086/085-087info-comprim%C3%A9e0610.pdf
  18. http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/M_9/M9.html
  19. http://kinesante.pearsonerpi.com/2012/04/30/dossier-l%E2%80%99education-physique-la-sante-et-la-reussite-scolaire-des-jeunes/
  20. http://tvnz.co.nz/national-news/school-ditches-rules-and-loses-bullies-5807957
  21. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1525089/
  22. http://www.nytimes.com/1996/05/15/us/boom-in-Ritalin-sales-raises-ethical-issues.html
  23. http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/medicating/drugs/stats.html
  24. http://www.cesar.umd.edu/cesar/drugs/Ritalin.asp
  25. http://www.nytimes.com/2014/05/17/us/among-experts-scrutiny-of-attention-disorder-diagnoses-in-2-and-3-year-olds.html?_r=0
  26. http://www.cchrint.org/issues/psycho-pharmaceutical-front-groups/chadd/
  27. http://www.pharma.us.novartis.com/product/pi/pdf/Ritalin_Ritalin-sr.pdf
  28. http://www.vision-sante.net/Ritalin_ce_que_tout_parent_doit_savoir.html
  29. http://sante.canoe.ca/drug_info_details.asp?channel_id=0&brand_name_id=971&page_no=2
  30. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1525089/
  31. http://scoilmhuirenambraithre.blogspot.ca/p/nintendo-ds-in-classroom.html
  32. http://teachingwithds.wordpress.com/2010/10/
  33. http://www.ted.com/talks/dan_meyer_math_curriculum_makeover
  34. http://www.classcraft.com/en/
  35. http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201405/23/01-4769486-les-devoirs-et-lecons-cest-fini.php
  36. http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20100913-063638.html
  37. http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201303/19/01-4632726-des-etudes-confirment-lopinion-des-profs-la-reforme-a-echoue.php
  38. http://www.choixavenir.ca/parents/secondaire-5/les-exigences-scolaires
  39. http://www.ledevoir.com/societe/education/409934/test-ministeriel-de-lecture-en-4e-annee-les-examens-recorriges-pour-cause-de-taux-d-echec-eleve
  40. http://www.lapresse.ca/actualites/education/201102/20/01-4372267-les-profs-denoncent-la-hausse-artificielle-des-notes.php
  41. https://www.youtube.com/watch?v=Qh2sWSVRrmo
  42. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/890_BulSuicide09.pdf
  43. http://www.stat.gouv.qc.ca/hcbphp/redirect.php?url=/publications/sante/pdf2010/zoom_sante_jan10_no20.pdf
  44. http://www.theglobeandmail.com/news/national/time-to-lead/part-3-are-we-medicating-a-disorder-or-treating-boyhood-as-a-disease/article4330080/?page=all
  45. http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/Ritalin-use-admitted-by-quebec-med-students-1.927069?ref=rss
  46. http://www.canada.com/montrealgazette/news/story.html?id=aadd8c6a-3365-45f8-bcdd-723da2b58d49&k=87869
  47. http://www.advisory.com/Daily-Briefing/2013/06/18/Study-Ritalin-may-not-improve-academic-performance
  48. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2013/08/20130807-131211.html
  49. http://www.digitaljournal.com/article/352650

 

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N’hésitez pas de me dire si vous trouvez des fautes grammaticales.

Creativity beeing stuntedCut your wingsClimb that tree

 

Les origines du système canadien d’éducation

D’où vient notre système d’éducation « moderne », celui qu’on connaît depuis plusieurs générations? Quelles ont été les influences derrière sa création?

Lien: http://wp.me/p4MO4u-e

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« Je n’ai jamais laissé l’école interférer avec mon éducation. »
– Mark Twain.

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Introduction

Dans un sondage non-scientifique il y a quelques temps, j’ai demandé à 6 amies professeures (maternelle, primaire, secondaire, éducation spécialisée) et à une future professeure si elles savaient d’où venait le système d’éducation au Québec. Elles m’ont dit que dans leurs livres et notes il est mentionné que ce sont les Jésuites qui, dans les années 1600, dispensaient l’enseignement en Nouvelle-France. Puis elles m’ont parlé de la Commission Parent, mais il n’y a pas trop d’historique dans leurs notes et livres. Donc pour suppléer à ce vide, j’ai fait des recherches dans les archives, articles de journaux et autres sources de toutes sortes, et je vous présente ici l’origine des systèmes d’éducation canadien et américain, lesquels sont intimement liés.

Alors d’abord, un rapide résumé historique. « En 1635, les Jésuites établissent une école qui deviendra le Collège de Québec où la jeunesse de l’époque coloniale française recevait une formation littéraire et scientifique comparable à celle que donnait la Compagnie de Jésus dans les meilleurs collèges de France. » C’est seulement en 1658 que la première école montréalaise ouvrit ses portes, sous la direction de Marguerite Bourgeois. Il n’y avait qu’une cinquantaine de filles et garçons entre 7 et 11 ans à cette époque. Viendront éventuellement les écoles de rangs, répondant à la demande d’éducation d’un nombre de plus en plus grand de colons et d’habitants. Dans les années 1940, près de 4’000 écoles de rangs sont ouvertes au Québec où se côtoient dans la même classe des enfants de première à la septième année. L’éducation au Québec deviendra obligatoire pour tous en 1943.

Connue par son nom officiel de Commission Parent, avec son rapport publié en 1964, le rapport de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement (laquelle porte le nom de son président et professeur à l’Université Laval, Mgr. Alphonse-Marie Parent) vient totalement bouleverser le système d’éducation québécois. Selon Mgr. Parent, « La crise de l’enseignement est universelle. Partout sont remises en question les structures administratives et pédagogiques, partout se préparent ou s’appliquent des réformes plus ou moins radicales; c’est que l’homme moderne n’habite plus le même univers que ses ancêtres. » Le rapport Parent suggère diverses réformes du système d’éducation québécois en proposant notamment la création du Ministère de l’éducation du Québec; la scolarisation obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans; la création des collèges d’enseignement général et professionnel (cégep) en remplacement des collèges de l’époque dirigés par des religieux; la formation poussée des enseignants & l’accès facilité aux universités en dehors de toute appartenance sociale.

Ça, ce sont les grandes lignes. Plus bas se trouve ce que mes amies n’ont pas vu dans l’enseignement de l’historique de leur profession, soit les fondements idéologiques derrière le système d’éducation canadien, le but réel de cet article. Il est pratiquement vide de commentaires personnels car c’est plus tard que je publierai un ajout à ce texte, ainsi que mon opinion, laquelle sera fortement centrée sur le système d’éducation québécois.

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Aux États-Unis

Tout d’abord, parlons de cet américain qui est reconnu dans l’histoire comme ayant été indispensable à l’implantation du système d’éducation aux États-Unis, Horace Mann. Éducateur américain membre de la chambre des représentants du Massachussetts, il fut le réformateur principal du système d’éducation aux États-Unis. En 1837, il devient le dirigeant du tout nouveau conseil d’administration sur l’éducation de l’État du Massachusetts, où il commence le travail qui allait éventuellement lui donner le surnom de « père du système d’éducation publique américain ».

En tentant d’étudier les différents modèles d’éducations existants ailleurs, Horace Mann entend parler d’un système particulièrement impressionnant qui avait été développé tôt dans les années 1800 en Prusse, l’Allemagne d’aujourd’hui (pour les besoins de la cause, « prusse » et « allemand » sont interchangeables dans le texte). Le système d’éducation prusse jouissait d’une excellente réputation et Horace Mann et un groupe d’éducateurs décidèrent d’y voyager pour en apprendre plus. À leur retour aux États-Unis, ils mirent beaucoup de pressions sur le congrès américain pour que soit adopté ce modèle d’éducation prusse dans sa quasi-intégralité.

Le doctorat en recherche est une invention allemande du diplomate prusse Wilhelm von Humboldt et de son frère Alexander von Humboldt, explorateur et naturaliste. Ensemble en 1810 ils ont fondé la toute première université ayant le mandat de combiner enseignement et recherche. Dès lors, de nombreux dignitaires américains partirent en Prusse pour obtenir des doctorats en recherche. Le premier à en obtenir un est Edward Everett, lui qui allait devenir gouverneur du Massachussetts. Plusieurs américains qui revenaient de Prusse avec leur doctorat obtinrent des postes importants dans les universités américaines, comme James Henry Breasted (1894) qui allait fonder la première chaire de recherche en Égyptologie et histoire orientale à l’Université de Chicago. D’autres gens célèbres ont obtenus des doctorats prusses, dont Albert Einstein (1906) et Karl Marx (1841). C’est l’université américaine Yale qui conféra les premiers doctorats nord-américains en 1861.

En tant que premier secrétaire du conseil de l’éducation de l’état du Massachussetts, Horace Mann fit la promotion du concept prusse que « l’État est le père des enfants ». Avec ses collègues réformistes de l’éducation avec qui il est allé étudier le système prusse (Henry Barnard et son rapport en 1850; Calvin Ellis Stowe et son rapport en 1837; Joseph Cogswell, libraire et éducateur qui a passé deux ans à étudier le système prusse et grand ami d’Edward Everett; George Bancroft, ambassadeur américain en Prusse (1867-1874) et ami de Joseph Cogswell, il reçu son doctorat de l’Université de Göttingen en Prusse en 1820),  ils appliquèrent suffisamment de pression sur l’organe politique pour faire comprendre que c’était la responsabilité de l’état d’assurer une éducation à chaque enfant. Le 10e rapport annuel d’Horace Mann en 1846 (tous ces rapports sont disponibles ici : http://bit.ly/1mDtjjn) mena à la création en 1852 de la première loi qui rendait obligatoire l’éducation aux enfants par l’état. À partir de ce moment, le système se répandit rapidement partout aux États-Unis en commençant par 12 écoles dans l’état de New York. La sœur d’Horace Mann, Elizabeth Peabody, enseignante et fondatrice de la Peabody Foundation, s’assura qu’après la guerre civile américaine, le système prusse fut implanté dans les états sudistes. Éventuellement, l’éducation étatique obligatoire et gratuite partout aux États-Unis allait devenir la norme.

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Au Canada

Pendant ce temps dans le Haut-Canada, on parlait aussi d’implanter un système d’éducation. Le surintendant en chef de l’éducation à l’époque, Egerton Ryerson, quitte le Canada en novembre 1844 pour un tour de treize mois de l’Europe afin d’évaluer les systèmes en place. Il visitera plus de 20 pays pour se faire une idée. Accompagné d’Horace Mann, de Sir Kay Shuttleworth d’Angleterre et plusieurs autres, ils étudièrent en profondeur le système prusse et revinrent dans leurs contrées respectives pour en recommander son adoption. Un dernier voyage au Massachussetts pour discuter avec Horace Mann mis au repos ses dernières questions. Ils avaient reconnu que les prusses avaient appris quelque chose qui était généralement inconnu des enseignants du reste du monde. Les méthodes prusses étaient le résultat de l’influence des philosophes prusses. Les ouvrages de Johann Friedrich Herbart (philosophe, psychologue et fondateur de la pédagogie en tant que discipline académique), Friedrich Froebel (philosophe, pédagogue et créateur du concept de la maternelle) et autres penseurs portaient fruit et une grande partie des améliorations introduites dans les écoles canadiennes par Egerton Ryerson et appliquées par les enseignants canadiens étaient des principes provenant des érudits prusses.

Dans le système prusse d’éducation, Ryerson voyait les avantages d’avoir des enseignants bien formés et un ministère central pour administrer le tout. Par contre il savait que l’esprit des canadiens était très différent de l’esprit docile allemand résultant de plusieurs générations de paternalisme bienveillant. Ryerson travaillait avec le médecin et éducateur québécois Jean-Baptiste Meilleur (fondateur du Collège de l’Assomption) et le premier surintendant de l’éducation en Colombie-Britannique, John Jessop, pour faire la promotion au Canada du système prusse. Ils argumentaient qu’un système d’éducation pourrait être monté spécialement pour éliminer plusieurs problèmes comme la criminalité, la pauvreté, l’oisiveté et le vagabondage. Derrière cet argument se trouvait le principe que l’éducation étatique, publique, obligatoire et de masse pouvait implanter dans le cerveau des enfants des schèmes de pensées appropriés et des comportements spécifiques, que l’État pourrait ainsi modeler chaque enfant à sa guise et selon ses besoins. Nous verrons un peu plus loin d’où proviennent réellement ces idées.

Dès 1846, une série d’actes législatifs allaient permettre à chaque province d’implanter un système d’éducation basé sur celui de la Prusse et ajusté selon les réalités locales. Le premier Ryerson School bill of 1946 établissait les éléments principaux de la fondation d’un système d’éducation dans le Haut Canada; suivi du Act of 1850 (Ryerson Bill of 1850); le Act of 1853 qui établissait les pensions pour enseignants; le Act of 1860 pour la gestion des comptes scolaires; le Scott Act of 1863 pour l’institutionnalisation des écoles séparées dans le Bas Canada; et finalement le Act of 1871 qui rend obligatoire et gratuite l’éducation étatique des enfants. Au Québec, le premier ministère de l’instruction publique fût créé en 1868 par Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, premier ministre du Québec de 1867 à 1873 et surintendant de l’éducation au Québec de 1855 à 1867. Mais suite aux pressions de l’église catholique qui plaidait qu’elle pouvait à elle seule gérer l’éducation des québécois, le ministère fût abolit après 7 ans d’existence. Le Québec sera par la suite la seule province canadienne sans ministère de l’éducation, les autres provinces ayant repoussé la pression de l’église catholique. George Brown, le fondateur du Toronto Globe, était particulièrement critique des efforts de Ryerson et publia une série de lettres assassins à son endroit disant entre autre que Ryerson « avait importé avec succès le système d’éducation prusse en Ontario » et « qu’il a comploté pour amener le despotisme prusse au Canada. »

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Son origine

Bon, ça fait longtemps que je parle du système d’éducation prusse. La Prusse fut la première nation de l’histoire à introduire l’éducation étatique gratuite et obligatoire à la population. Mais pourquoi ce système était-il autant aimé et de quoi était-il composé? Voici la réponse.

Après la défaite militaire de la Prusse par Napoléon en 1806, les dirigeants prusses ont convenus que la bataille avait été perdue parce que leurs soldats pensaient et réfléchissaient par eux-mêmes sur le champ de bataille au lieu d’écouter les ordres. Ils étaient capables d’auto-détermination et de pensées libres, et au lieu de choisir la mort pour la patrie, ils rendirent les armes. Ces dirigeants, ayant Frederick le Grand à leur tête, ont déterminés que cette individuation était un problème pour la stabilité future du royaume. Inspirés par les plus grands philosophes de l’époque, s’engage alors une réforme prussienne qui amènera un nouveau système d’éducation sur huit ans appelé Volksschule. Bien sûr, afin de répondre à l’industrialisation, celui-ci devait fournir à la populace les connaissances minimales comme lire, écrire et l’arithmétique, mais couplé à une éducation stricte inculquant le devoir, la discipline, le respect de l’autorité, l’obéissance et finalement, que « l’État sait tout ». D’où « l’esprit docile allemand résultant de plusieurs générations de paternalisme bienveillant » que Ryerson avait relevé.

À-travers ce nouveau système d’éducation, ou plutôt d’endoctrinement, le gouvernement prusse allait passivement inculquer l’obéissance civile et sociale. Il était nécessaire que chaque individu soit convaincu, au plus profond de son être, que le roi (ou l’État) était juste, ses décisions étaient toujours bonnes et que l’obéissance était nécessaire au bon fonctionnement du royaume et à la survie de la race. L’obéissance pour le bien de tous, le bien commun. Il fallait assurer la loyauté à la couronne et entraîner les jeunes hommes à devenir des militaires ou des citoyens qui feraient sans questionner tout ce qui leur était dicté. Pour ce faire, il était nécessaire d’empêcher que se forme toute pensée individualiste ou indépendante de la masse. La fondation philosophique de ce concept venant du philosophe allemand Johann Gottlieb Fichte. En combinant la vision (1689) de John Locke (basée sur celle d’Aristote) que les cerveaux sont des « ardoises vierges » (the mind is a blank slate, or « tabula rasa ») et de Jean-Jacques Rousseau sur « comment écrire sur ces ardoises » (l’état de nature), le royaume prusse créa un système d’éducation qui était considéré scientifique à l’époque. Il choisissait et définissait pour l’enfant ce qui était important de savoir, les sujets qui méritaient d’être connus et combien de temps il passerait à les apprendre. L’État décidait pour l’enfant ce que celui-ci devait savoir au lieu de laisser aller la curiosité naturelle de l’enfant. Pour avoir une classe politique efficace et une sous-classe ouvrière soumise, il était cru qu’on ne pouvait permettre à la populace la possibilité de donner un sens à l’information qu’elle recevait de part et d’autres. Autrement dit, l’analyse critique ne pouvait être permise.

Johann Gottlieb Fichte est reconnu pour avoir dit « l’école doit modeler la personne et la modeler d’une telle façon qu’il lui sera impossible de penser autre chose que ce qu’on veut qu’elle pense » ainsi que « l’éducation devrait viser à détruire la libre volonté des enfants pour qu’ils deviennent incapables pour le reste de leurs vies de penser ou d’agir autrement que comment leurs maîtres d’écoles l’ont souhaités. Quand cette technique sera perfectionnée, tous les gouvernements qui auront été responsable de l’éducation d’au moins une génération seront en mesure de contrôler leurs sujets de façon sécuritaire, sans le besoin d’une armée spéciale » (condensé de quelques phrases dans une même présentation).

Dans ce nouveau système, que vous reconnaitrez sûrement, les classes étaient catégorisées par année et en chiffres (1ère année, 2ème année, etc.) question de forcer l’appartenance à un groupe; les bureaux étaient tous cordés de la même façon, soit en file et les uns à côté des autres, question d’imposer la conformité; les étudiants étaient placés par ordre alphabétique pour leur apprendre la discipline et à attendre leur tour. On crée un système d’évaluation par pointage (bulletin) pour les habituer à être évalués et catégorisés. En forçant à tous cette seule et unique formule d’éducation, on s’assure que l’individualisation disparaîtrait entièrement. Il n’y a plus de place pour l’être humain unique dans ce système car l’individuation est néfaste pour l’État. En apprenant tous la même chose, ils deviennent complètement manipulables et entièrement prévisibles. De plus, les arts sont relégués au dernier rang des priorités de cours car l’institution étatique ne peut se permettre d’avoir des gens avec de l’imagination, encore moins une imagination développée. L’imagination permet de remettre le monde en cause, de questionner, de rechercher et de s’investir dans ses propres intérêts. Elle nuit aux objectifs du programme d’endoctrinement et empêche la formation de gens à l’esprit vide.

Les enfants de l’élite furent envoyés dans des écoles privées avec un enseignement indépendant. Ces jeunes qui faisaient partie de la « haute classe » se voyaient enseignés ce qu’ils devaient savoir pour diriger la classe ouvrière. Le reste de la population n’avait aucun accès à cette éducation de second niveau.

En 1807, dans la ville de Berlin alors occupée par Napoléon, Johann Gottlieb Fichte donna une série de conférences très prisées à la nation allemande, ses « Addresses to the German Nation ». Depuis 1793 il parlait publiquement de la supériorité du peuple allemand (prusse) sur tous les autres. Le contenu de ces présentations fut le catalyseur pour le système d’éducation prusse et pour le mouvement nationaliste allemand. Dans d’autres présentations, il décrit le peuple juif comme étant « un état dans un état qui mine la nation allemande » et il exprimait ouvertement son désir d’expulser les juifs de l’Allemagne. Toujours publiquement il souhaitait « qu’on leur (les juifs) coupe tous la tête en une nuit, et qu’on leur en mette une neuve sur les épaules qui ne contiendrait aucune idée juive. » De par sa proximité et son adoration de la caste dirigeante, laquelle l’aimait tout autant, il eut une grande influence sur l’élévation du troisième Reich et continue à être considéré comme étant le père spirituel du néonazisme. Horace Mann, le père du système d’éducation américain, n’avait aucune idée qu’il faisait la promotion d’un système d’éducation conçu par le père du néonazisme

Les historiens s’entendent pour dire qu’un des plus grand facteur social qui a permis à un homme comme Hitler d’atteindre les plus hautes sphères du pouvoir était que le peuple allemand avait été « élevé » dès la naissance à respecter l’autorité par-dessus tout et de l’accepter sans question.

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Ma brève opinion

Nous vivons dans une époque où nous donnons nos enfants en adoption à l’État plusieurs heures par jour et pendant de nombreuses années, alors que ce sont leurs années formatrices. Nous choisissons de donner nos enfants à des groupes de parfaits inconnus sous prétexte que l’État, à-travers ses agents, est mieux équipé pour éduquer nos enfants que nous-même et qu’il connait nos enfants mieux que nous. Pendant les 5 premières années de leurs vies, nous sommes émerveillés par la curiosité des enfants et par leur désir de bouger, courir et découvrir leur environnement. Puis nous les envoyons pendant 12 ans dans une quasi-prison où ils sont isolés, contrôlés, parfois médicamentés de force sinon ils sont expulsés, où on leur dit « assis-toi et cesses de parler, tu déranges » et où ils doivent lever la main pour aller aux toilettes. Je n’ai rien contre les enseignants, ils sont malheureusement eux aussi victimes du programme scolaire forcé. La motivation initiale d’agir positivement sur le développement des enfants est étouffée par ce que l’État exige. Par obligation de performance et de conformité, tant bien que mal ils doivent enseigner « le programme » parce que sinon, l’État leur retirer ce privilège, leur gagne-pain. Ils sont donc dans une situation paradoxale et la seule solution est bien souvent de changer de carrière, une solution sérieusement désagréable, considérant tout le travail accompli pour se rendre jusque-là. C’est démotivant. Et ça, l’État le sait vraiment très bien… Avec tout ce que vous avez lu plus haut, vous voulez réellement que ce soit l’État qui élève vos enfants? Selon moi, l’éducation n’existe pas au Québec. C’est du lavage de cerveau à la chaine, comme du bétail.

Évidemment, même en ayant plein de références historiques, ce texte n’est que mon opinion. Considérant que le système d’éducation allemand (prusse) étatique, gratuit et obligatoire (comme le nôtre) est fondé sur des valeurs de contrôle de la population, de lavage de cerveau, de conformité aux désirs de l’État, d’abrutissement généralisé, de contrôle de l’information et de l’apprentissage, d’amour aveugle pour la nation (incluant l’investissement dans la culture) et dans lequel on enseigne l’idée que l’État est toujours là pour nous et a toujours raison, je vous laisse avec une question. Si la quasi-totalité de la population canadienne est « éduquée » par un système adopté en Allemagne sur les mêmes valeurs nazies qui ont permis à Hitler de commettre et faire commettre toutes ces atrocités, sommes-nous réellement à l’abri de toute forme de manipulation par nos gouvernements ou est-il déjà trop tard? Ne laissez pas l’État faire « table rase » avec le cerveau de vos enfants…

 

  • pasdechatsicitte

 

P.S. : Vous cherchez une alternative ou vous cherchez à vous déprogrammer? Googlez «Marike Reid-Gaudet», «déséducation» & le «Réseau des écoles démocratiques au Québec (RÉDAQ)».

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Références dans le texte et matériel supplémentaire
http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/I_13_3/I13_3.html
http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/E_9_1/E9_1.html
http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=//M_25_1_1/M25_1_1.htm
http://bit.ly/1lPPsQf
http://www.eduaction.org/
http://www.kebweb.tv/webtv/serie:la-deseducation/episode:en-quarantaine-avec-la-ministre-de-la-deseducation
http://feltd.wordpress.com/2010/09/16/the-prussian-german-educational-system/
http://classiques.uqac.ca/contemporains/quebec_commission_parent/commission_parent.html
http://www.museedelhistoire.ca/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france/vie-quotidienne/sciences/
http://grandquebec.com/histoire/enseignement-nouvelle-france/
http://www.civilization.ca/vmnf/education/eco00_f.htm
http://www.francoisdelaval.com/L’education%20des%20enfants%20en%20Nouvelle-France.pdf
http://www.uqtr.uquebec.ca/~bougaief/Culture/textes/premecol.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Parent
http://www.pbs.org/onlyateacher/horace.html
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http://www.lewrockwell.com/orig11/gatto2.1.1.html
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9197